Le phallus phénoménal de Vivant Denon

Curiosité connue des amateurs, le phallus phénoménal appartient à un ensemble à part de l’œuvre gravé de Vivant Denon (1747-1825), le recueil priapique, composé de 23 estampes licencieuses.

Phallus Phénoménal, estampe de Vivant Denon

Dominique Vivant Denon, Le Phallus Phénoménal , eau-forte, avant 1793, exemplaire du British Museum

Plus que pour son œuvre gravé, Vivant Denon est connu du public pour son rôle dans l’entreprise du Voyage en Egypte et pour son poste de premier directeur du musée du Louvre. Mais Denon fut aussi un graveur amateur et passionné, doublé d’un collectionneur acharné d’estampes. S’il a commercialisé certaines de ses œuvres, il n’a jamais cherché à vivre véritablement de cet art, sinon durant la Révolution. En 1792, alors qu’il traversait des difficultés financières, il rassemble sous le titre de recueil priapique 23 estampes à sujet érotique qu’il a gravées durant les dix années précédentes. Ces pièces, hétérogènes, sont pour certaines sorties tout droit de son imagination ; d’autres  transcrivent des scènes érotiques qu’il a observées sur les vases antiques ou sur les parois des murs d’Herculanum pendant ses longs séjours en Italie.

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