A l’ombre du vénérable Pont du Gard

Le deux janvier, pour bien commencer mon année culturelle, je visitais en compagnie de Jean-Luc Cougy le pont du Gard, un monument que je m’étais jusqu’alors contentée de contempler en carte postale. L’avantage de s’y rendre un deux janvier, c’est que l’on ne croise pas un chat et que l’on peut admirer les belles pierres dans le silence du soleil froid d’hiver.

Le Pont du Gard, le 2 janvier 2017

Le Pont du Gard, le 2 janvier 2017

Sa silhouette rythmée par trois niveaux d’arches, nous la connaissons tous. Le pont du Gard est l’ouvrage d’art majeur d’un aqueduc long de 57 kilomètres, construit dans la première moitié du Ier siècle pour alimenter en eau la ville de Nîmes, alors une des cités les plus importantes de la province romaine de la Narbonnaise.

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2000 ans d’histoire toulousaine : le Musée Saint-Raymond

Dressé juste à côté de la célèbre basilique Saint-Sernin, l’attachant Musée Saint-Raymond invite à une plongée archéologique dans le passé lointain de la ville et de sa région. Consacré à l’Antiquité, le musée brille par ses œuvres romaines, qui rappellent que Tolosa fut l’une des grandes villes de la Narbonnaise. Un passé que l’on a trop tendance à oublier !

Scénographie en galerie présentant les portraits trouvés à Chiragan, Musée Saint-Raymond

Scénographie en galerie présentant les portraits trouvés à Chiragan, Musée Saint-Raymond

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Splendeurs des néo-Assyriens : les bas-reliefs du British Museum

Dans les galeries du British Museum, se déploient, sur des dizaines de mètres linéaires, d’immenses pierres finement sculptées en très bas reliefs. Ces précieux panneaux, excellemment conservés, sont les derniers vestiges des prestigieux palais de l’Empire néo-Assyrien, bâtis au nord de l’actuel Irak entre le IXe et le VIIIe siècle avant notre ère. Leurs décors et leurs inscriptions nous délivrent mille et un détails sur cette civilisation.

Roi néo-assyrien chassant : détail des ornements

Détail d’un bas-relief provenant de Ninive : roi chassant le lion, British Museum

Edit de mars 2015 : Ce billet traînait dans mes brouillons depuis plus de six mois, attendant que je rédige une suite sur les collections néo-assyriennes du musée du Louvre. L’actualité dramatique de ces derniers jours, et notamment la destruction des vestiges de Nimrud me poussent à le publier immédiatement, en hommage à l’une des civilisations qui m’ont le plus impressionnée durant mes études.

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La Tombe de Nebamon, British Museum

Les peintures murales de la tombe de Nébamon, chefs-d’œuvre de l’art égyptien, sont un des fleurons du British Museum. Ils offrent aux visiteurs des couleurs éclatantes et une inventivité extraordinaire. 

Tombe de Nébamon, vers 1350 avant notre ère, British Museum

Tombe de Nébamon, vers 1350 avant notre ère, British Museum

Vers 1350 avant J.-C., Nébamon, haut fonctionnaire sous le règne de Thoutmosis IV et d’Amenhotep III (Nouvel-Empire), décède. Son corps, embaumé, va reposer dans une tombe qu’il a fait réaliser. Sa dernière demeure, comme cela se pratique alors, est divisée en deux parties : le corps et le mobilier se trouvent dans une chambre funéraire scellée pour toujours, tandis qu’une chapelle demeure accessible pour les vivants, afin qu’ils prient en faveur du voyage dans l’au-delà du défunt et qu’ils n’oublient pas son nom.  Les parois de cette chapelle ont été couvertes de peintures magnifiques, figurant Nébamon dans les actions de sa vie.

3000 ans plus tard, des fragments de ce décor, transportés à Londres, inspirent l’émotion aux visiteurs.

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