2000 ans d’histoire toulousaine : le Musée Saint-Raymond

Dressé juste à côté de la célèbre basilique Saint-Sernin, l’attachant Musée Saint-Raymond invite à une plongée archéologique dans le passé lointain de la ville et de sa région. Consacré à l’Antiquité, le musée brille par ses œuvres romaines, qui rappellent que Tolosa fut l’une des grandes villes de la Narbonnaise. Un passé que l’on a trop tendance à oublier !

Scénographie en galerie présentant les portraits trouvés à Chiragan, Musée Saint-Raymond

Scénographie en galerie présentant les portraits trouvés à Chiragan, Musée Saint-Raymond

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Impressions toulousaines

Étrangement, Toulouse n’est pas une destination touristique très prisée : pourtant, la ville rose possède un patrimoine exceptionnel, qui justifie à lui seul un séjour. Ajoutons à cela une position centrale pour rayonner dans la région, voilà une destination idéale pour tous les amateurs de vacances urbaines mais allergiques aux hordes de touristes.

NB: Avec un gros décalage, j’inaugure ici une série de billets sur une de mes destinations de l’été, Toulouse, où j’ai séjourné mi-juillet. 

Le capitole, certainement le plus célèbre monument de Toulouse

Le capitole, certainement le plus célèbre monument de Toulouse

La marque de fabrique de Toulouse, ce sont trois couleurs : le rose des briques dont est bâti le centre-ville, le bleu de pastel qui fit la richesse de la ville à la Renaissance, et la violette, cette fleur dont on fait des friandises délicieuses. Lire la suite de cet article »

Curios & Mirabilia, la collection d’art contemporain du château d’Oiron

Dans le précédent billet, je vous racontais l’histoire du château d’Oiron, depuis la Renaissance jusqu’à sa décrépitude au XIXe siècle. Ses magnifiques décors des XVIe et XVIIe siècles en font un monument remarquable, la collection d’art contemporain qu’il abrite ajoute à la singularité des lieux. C’est de cette collection que je vais aujourd’hui vous entretenir.

Concerto pour mouches

Ilya Kabakov, Concerto pour mouches, 1993, FNAC/Château d’Oiron

Une collection d’art contemporain pour réveiller la belle endormie

Depuis 1993, le château d’Oiron accueille une collection d’art contemporain. Intitulée « Curios & Mirabilia », elle a été constituée autour de la thématique des cabinets de curiosités, faisant ainsi écho à la fabuleuse collection disparue de l’illustre bâtisseur d’Oiron, Claude Gouffier. Chaque œuvre contemporaine interroge, sur un mode singulier, l’histoire, les sens et la portée des cabinets de curiosités, l’imaginaire qui leur est aujourd’hui associé et comment le musée moderne réactive ou dialogue avec cette forme ancienne de collectionnisme. La multiplicité des sens qui se dégagent de cet ensemble d’œuvres, les différents niveaux de lecture qu’elles proposent rendent l’art contemporain accessible et « parlant » pour tous, ce qui est, à mon sens, un des atouts majeurs d’Oiron.

Cosmographie

Lothar Baumgarten, Les animaux de la pleine lune, une cosmographie de la Touraine, 1987, collage, FNAC/Château d’Oiron

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Château d’Oiron : de la Renaissance à nos jours

L’histoire du château d’Oiron est un peu celle de tous les châteaux du Pays de la Loire et du Poitou : une ancienne forteresse rebâtie en belle demeure de plaisance à la Renaissance et agrandie aux siècles suivants. Orion ne pourrait être qu’un château de plus sur une carte touristique qui en compte des centaines. Mais il n’en est rien : par la collection d’art contemporain qu’il accueille depuis 1993, le château d’Oiron détonne et étonne, rendant sa visite inoubliable.

Chateau d'Oiron

Façade du château d’Oiron

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Dans les coulisses d’une exposition : l’accrochage de « Fantastique ! »

Le 1er octobre ouvrent au Petit Palais deux expositions sur l’estampe fantastique, l’une consacrée au graveur japonais Kuniyoshi, l’autre à « l’estampe visionnaire, de Goya à Redon ». Connaissant bien la commissaire de la seconde, Valérie Sueur-Hermel, conservatrice à la BnF, j’ai pu assister, le temps d’une matinée, au montage de l’exposition.

L’occasion donc, une nouvelle fois, de vous emmener dans les coulisses des musées et de vous présenter le travail de « ceux que l’on ne voit pas » mais sans qui les expositions ne verraient jamais le jour : scénographes, installateurs, techniciens d’art… Et pour la première fois, ce billet est accompagné d’une vidéo à visionner sur YouTube.

Mise en place d'une vitrine

Mise en place de la dernière vitrine dans l’exposition « Fantastique ! l’estampe visionnaire »

Un montage d’exposition commence entre un mois et deux semaines avant la date d’ouverture : c’est un moment très intense pour ceux qui sont impliqués. Pour les commissaires, c’est un projet porté depuis des mois, voire des années, qui prend enfin concrètement forme dans l’espace. Dans le cas de Valérie Sueur, cette exposition est un rêve depuis longtemps : voici vingt ans que l’idée a germé dans son esprit. Vingt ans, c’est parfois le temps qu’il faut pour mûrir un sujet, convaincre les équipes, trouver un lieu. Entre-temps, elle a organisé ou coorganisé d’autres expositions, dont vous vous souvenez peut-être : Daumier (BnF, 2008), Henri Rivière (BnF, 2009), Odilon Redon (Grand Palais, 2011)… Lire la suite de cet article »

Journées du patrimoine : explorez les coulisses des musées !

Les Journées du Patrimoine sont l’occasion de pénétrer dans des monuments habituellement cachés à la vue du public, ou de profiter gratuitement d’une visite guidée. C’est aussi une belle opportunité de découvrir les coulisses du patrimoine : réserves de musées, d’archives ou de bibliothèques vous ouvrent leur porte. Conservateurs, restaurateurs, agents de la culture vous parlent de leur métier, de leur passion.

Réserves du musée des Arts et Métiers

Les réserves du musée des Arts et métiers

Note importante : les photos qui illustrent ces billets ont été prises lors de diverses visites effectuées ces dernières années. Tous les musées qui figurent sur les photos n’ouvrent pas leurs réserves durant les JEP : les clichés ont juste valeur documentaire et illustrative.

Un musée, ce n’est pas seulement des tableaux, un conservateur, un guide-conférencier et des gardiens. Non, un musée, c’est aussi plein d’autres gens, d’autres métiers : il y a le service éducatif, qui s’occupe de la médiation, le service de communication, qui assure le rayonnement du musée, le pôle documentation, les régisseurs, qui ont la charge de l’entretien des collections, les restaurateurs… Pour un gros musée, cela représente une armée de personnel; dans les plus petits en revanche, chaque agent a souvent plusieurs casquettes. Lire la suite de cet article »

Journées du patrimoine : explorez les archives !

Connaissez-vous les archives ? Un truc poussiéreux peuplé de vieux généalogistes, dites-vous ? Pas du tout (bon, si parfois un peu, d’accord) ! Les archives ce n’est pas que des chartes médiévales et des papiers du XIXe siècle : les archives, c’est aussi des documents récents, parfois même conservés uniquement sous format électronique ! Des documents précieux, qui racontent autant notre passé lointain que notre présent. Pour les Journées du Patrimoine, de nombreux centres d’archives ouvrent leurs portes, dévoilent leurs coulisses, présentent leurs savoir-faire : l’occasion de faire tomber vos préjugés et de découvrir un univers aussi passionnant que surprenant !

Les liens vers le programme des JEP n’étant pas pérenne, je ne renvoie pas aux présentation des lieux que je cite : retrouvez-les en cherchant « archives » sur le site officiel des JEP.

C’est quoi une archive ?

Le terme « archives » désigne autant le contenu que le contenant : on l’emploie à la fois pour nommer le bâtiment ou le service (« les archives ») que les documents archivistiques. Mais qu’est-ce qu’un document d’archives ? Tout document « produit[s] ou reçu[s] par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l’exercice de leur activité » nous dit la loi. Une définition un peu trop jargonnante pour le commun des mortels (et encore j’ai raccourci !), mais que l’on pourrait résumer simplement : les archives, c’est tous les documents que l’on produit ou que l’on reçoit. Par exemple, votre dernier relevé bancaire fait autant parti de vos archives personnelles que la dernière carte postale envoyée par Tata Michelle. Dans une mairie, les archives, ça peut être la liste des bouches d’égout de toutes la commune, les formulaires d’inscription au centre aéré comme les mails échangés par le service des parcs et jardins. Les archives, ça peut prendre n’importe quelle forme (une image, un document écrit) et s’inscrire sur n’importe quel support (du papier comme un fichier électronique). Et surtout, une archive ce n’est pas que du vieux : le courrier édité il y a dix minutes par le service de la Défense est déjà une archive. Lire la suite de cet article »

La bibliothèque de Toulouse : un monument art déco

On vient à Toulouse pour admirer la basilique Saint-Sernin ou flâner dans les cours des hôtels particuliers de la Renaissance, moins pour découvrir l’Art Déco. Pourtant la ville conserve un bel ensemble patrimonial des années 20 et 30 : la façade en mosaïques de la Dépêche du Midi, la bourse du travail, le complexe sportif, une bibliothèque… C’est cette dernière que j’ai visitée lors de mon séjour : elle fête en ce mois de septembre ses quatre-vingts ans : une belle occasion pour lui consacrer un billet !

Salle de lecture de la bibliothèque de Toulouse

Salle de lecture de la bibliothèque de Toulouse

Au début du XXe siècle, Toulouse est cruellement dépourvue d’une bibliothèque municipale à la hauteur de son importance urbaine. Une collection de livres s’est pourtant constituée depuis la Révolution mais aucun bâtiment n’est dédié à sa conservation. Le riche fonds est précairement abrité dans l’ancien collège des Jésuites, en proie à l’humidité et insuffisamment protégé des incendies. Pour une ville de l’importance de Toulouse, la situation est honteuse, si bien qu’en 1920, la construction d’un bâtiment pour la bibliothèque municipale devient prioritaire. Lire la suite de cet article »

Arbres remarquables et patrimoine végétal

Longtemps je n’ai pas porté d’attention au patrimoine végétal : les châteaux étaient entourés de beaux parcs, agrément profitable pour une pause après la visite ; il existait de jolis jardins botaniques et les villes abritaient parfois un arbre remarquable, par son ancienneté, sa taille ou sa place dans l’histoire. Point. Pas la peine d’en faire plus, ce ne sont que des arbres après tout. Mon intérêt pour eux était donc assez limité, bien que certains représentants du patrimoine végétal m’aient marquée : en fouillant dans mes souvenirs, je me remémore parfaitement l’arbre creux qui cacha des résistants dans une forêt de Sologne, le chêne-chapelle d’Allouville-Bellefosse, le magnifique Gingko du jardin des plantes d’Angers, ce parc romantique visité en Angleterre ou encore les chroniques passionnées d’Alain Baraton sur France Inter.

Miroir d'eau : le château d'Azay s'y reflète... même pendant les travaux !

Miroir d’eau : le château d’Azay s’y reflète… même pendant les travaux !

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Azay-le-Rideau : le chantier du siècle… A visiter !

Dans mon dernier billet, je vous parlais de l’histoire du château d’Azay-le-Rideau, aujourd’hui considéré comme un des plus beaux édifices de la Renaissance française en Val de Loire. Actuellement, le monument est en restauration : un chantier colossal qui rendra à l’édifice sa splendeur d’antan. En attendant, le château est couvert d’échafaudages : il vaut mieux attendre la fin des travaux pour le visiter, pensez-vous ? Vous faites erreur ! Jamais la visite du château d’Azay n’a été aussi passionnante ! Aménagements particuliers, visites guidées, rencontre avec les artisans, exposition : tout a été mis en œuvre pour transformer ce qui aurait dû être une nuisance pour le visiteur en une chance unique de découvrir les secrets de la restauration et le savoir-faire des artisans.
Alors, certes, pour admirer le miroir d’eau, vous devrez revenir… mais pour voir la charpente mise à nu ou des tailleurs de pierre au travail, l’occasion ne se représentera pas !

échafaudage parapluie au château d'Azay-le-RIdeau

Le château d’Azay-le-Rideau au début des travaux, juillet 2015

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Azay-le-Rideau, un joyau sur l’Indre

Le château d’Azay-le-Rideau est, avec Chambord et Chenonceaux, l’un des châteaux les plus emblématiques du Val de Loire. Construit au début du XVIe siècle, il apparaît comme l’un des chefs-d’œuvre de la Première Renaissance française, bien que sa forme définitive et « parfaite » ne lui ait été donnée qu’au XIXe siècle, grâce à la famille de Biencourt. Folie romantique, Azay témoigne autant de l’art de la Renaissance que de la vision du XIXe siècle sur l’architecture du XVIe.

Château d'Azay, façade sur l'ancien gardoir à poissons

Château d’Azay, façade sur l’ancien gardoir à poissons

Le château d’Azay-le-Rideau se dresse sur une petite île de l’Indre : un joyau de pierre blanche, magnifié par une nature verdoyante. Au Moyen Âge c’est une forteresse qui s’élevait ici. En 1510, un haut financier de la couronne de France achète l’édifice à un seigneur local désargenté. Pour ce financier, Gilles Berthelot, posséder un château et une seigneurie est l’aboutissement d’une ascension sociale fulgurante. La charge de notaire et secrétaire du roi, dont il a hérité de son père, lui a permis d’accéder à la noblesse. Son habileté en affaires l’a enrichi à mesure qu’il contribuait à remplir les caisses de l’État par de nouveaux impôts. Au sommet de sa carrière, il est conseiller du roi, président de la chambre des comptes et trésorier de France. Lire la suite de cet article »

S’immerger dans l’hélice terrestre de Jacques Warminski

Peu de chance de tomber par hasard sur l’hélice terrestre, étrange architecture sculpture perdue dans la campagne entre Angers et Saumur. Une œuvre tapie dans la terre, au creux des cavités d’un ancien village troglodyte, l’Orbière, auquel on accède par de petites routes.

La salle alvéolaire, le clou de l'hélice terrestre

La salle alvéolaire, le clou de l’hélice terrestre

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Félix Ziem et Martigues, dans l’intimité du peintre

Tous les musées de France ont leur « Ziem » : une vue de Constantinople ou de Venise, baignée d’un soleil doré et peuplée de cavaliers arabes ou d’esclaves lascives. Aujourd’hui presque inconnu, Félix Ziem a été un des peintres les plus en vue à la fin du XIXe siècle. On s’arrachait alors ses toiles figurant un Orient fantasmagorique que l’artiste, bien conscient du marché, produisait en quasi-série. Sa postérité en a souffert et Ziem a trop longtemps été réduit à un petit maître commercial. À Martigues, où il a longtemps résidé, le musée qui porte son nom invite à une redécouverte de son œuvre, plus surprenante qu’il n’y parait.

Félix Ziem, Venise, Grand Canal, Huile sur toile, Musée Ziem, Martigues

Félix Ziem, Venise, Grand Canal, Huile sur toile, Musée Ziem, Martigues

On estime qu’il a réalisé 6000 tableaux et près de 10 000 dessins en soixante-dix ans de carrière. Pourtant, rien ne destinait Félix Ziem (1821-1911) à devenir peintre. Fils d’un tailleur d’habits d’origine polonaise, il intègre à seize ans l’école d’architecture de Dijon. Brillant élève, il aurait dû poursuivre sa formation à Paris, mais un différend avec l’administration provoque son renvoi de l’École. Il s’installe alors à Marseille où il trouve à s’employer sur le chantier du canal. Mais c’est surtout le dessin qui va lui permettre de gagner sa vie : ses aquarelles sont remarquées par le duc d’Orléans alors que l’artiste amateur n’a que dix-neuf ans. Il reçoit ainsi une première commande, que bien d’autres devront suivre. Rapidement, Ziem tisse un solide réseau de connaissances parmi l’aristocratie qui fréquente la Côte d’Azur. Elles formeront une clientèle fidèle. Dès 1840, Félix Ziem ouvre un atelier où il enseigne les rudiments du dessin alors qu’il est lui-même encore en train de se former à la peinture. Lire la suite de cet article »

Visitez Le Havre !

Une fois par an, je vais au Havre, pour voir l’exposition estivale du MuMa. Je retrouve toujours avec le même plaisir ce musée calme et baigné de lumière, qui abrite une fabuleuse collection de paysages impressionnistes. J’aime le rythme des immeubles du centre reconstruit, les reflets roses du béton, si subtils. Côté mer, je ne me lasse pas du ballet lent des cargos, monuments de ferraille qui glissent dans le port, tels des géants entrant dans un chas d’aiguille.

Entrée du port du Havre, malheureusement, ce dimanche, il n'y avait pas beaucoup de bateaux...

Entrée du port du Havre, malheureusement, ce dimanche, il n’y avait pas beaucoup de bateaux…

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Musée des moulages de l’université Lyon 2 : une collection menacée ?

Est-ce un musée qui s’éteint ? On en sait peu sur l’avenir de la collection de moulages de l’université Lyon 2, en cours de déménagement pour une destination inconnue. C’est pourtant un patrimoine dont l’université devrait s’enorgueillir tant il est précieux et rare. Au XIXe siècle, de telles collections de plâtres étaient répandues. Chaque école et université se devait de posséder la sienne, qu’elle enseigne les beaux-arts ou l’archéologie : le moulage de l’antique comme modèle parfait pour le dessin académique, étape incontournable avant d’accéder au modèle vivant ; la copie en trois dimensions comme substitut de l’oeuvre dans l’écriture d’une histoire de l’art, l’expérience à grandeur nature pour former l’oeil du connaisseur. Deux approches du moulages pour l’enseignement qui se mêlaient parfois, comme à l’École des Beaux-Arts de Paris.

moulages d'antiques au musée Lyon 2

Musée des Moulages de l’université Lumières Lyon 2, en 2012

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