La renaissance de la salle Labrouste

Vous avez peut-être aperçu son élégante silhouette sur les réseaux sociaux ces dernières semaines : la salle Labrouste, chef-d’œuvre de l’architecture publique du XIXe siècle vient de rouvrir ses portes après plusieurs années de restauration.

La Salle Labrouste aujourd'hui

La Salle Labrouste aujourd’hui

Un chantier que j’avais eu la chance de visiter à plusieurs reprises dans le cadre de mon travail à l’INHA. J’ai d’ailleurs écrit à ce sujet un billet sur le blog Sous les Coupoles, mais je n’avais pas eu l’occasion d’en parler ici. Maintenant que les livres et les lecteurs ont repris leurs droits dans les salles restaurées du quadrilatère Richelieu, je vous emmène visiter ?

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Le Familistère de Guise

En février dernier, j’ai réalisé un rêve qui me poursuivait depuis dix ans : visiter le Familistère de Guise, cet immense « palais social » qui se dresse sur les bords de l’Oise. Une « utopie sociale réalisée » dont notre société aurait encore beaucoup à apprendre, à l’heure où les droits sociaux sont sans cesse remis en cause. Car ce Familistère d’un autre temps, s’il ne peut apporter des solutions toutes faites à nos problèmes contemporains, offre encore des pistes de réflexion valables.

La cour vitrée du Familistère de Guise

La cour vitrée du Familistère de Guise

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L’histoire de ma première vente aux enchères

Mardi 1er décembre a eu lieu un événement que j’attendais depuis longtemps : une vente aux enchères de moulages anciens issus des ateliers de la Réunion des Musées nationaux. Me voyant baver devant le catalogue, mes parents m’ont proposé de m’en offrir une pièce pour mon anniversaire. Une statuette ou un buste à poser sur une étagère, qui me rappellerait toute ma vie ce mois où j’ai eu 26 ans et durant lequel j’ai quitté le monde étudiant pour celui du travail.

Vue de quelques lots présenté à la maison de vente Cornette de Saint-Cyr

Vue de quelques lots présenté à la maison de vente Cornette de Saint-Cyr

Beau cadeau qui nécessitait néanmoins un préalable, et pas des moindres : remporter une enchère.

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Le trésor du fort : les photographies de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine

Jeudi dernier, j’ai eu la chance de visiter un lieu méconnu : le fort de Saint-Cyr, qui abrite (entre autre) le département photographie de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine. Un lieu fascinant pour des collections qui ne le sont pas moins : quinze millions de négatifs retraçant tout un pan de l’histoire de la photographie en France.

Négatif sur verre, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

Positif pour projection, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine

Créée en 1996, la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP) est une institution assez récente. Cependant, elle rassemble des services parfois plus anciens comme le Centre de recherche sur les Monuments historiques (CRMH). La Map a pour mission de collecter, conserver, étudier et valoriser deux grands ensembles :  les archives et la documentation de l’administration des Monuments historiques d’une part, et le patrimoine photographique de l’État de l’autre. D’où ce nom de Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, duquel on retient trop souvent uniquement le mot « architecture », occultant l’autre composante, non moins essentielle, de son titre. L’institution est d’autant plus complexe à cerner que son titre est proche de celui de la Cité de l’architecture, ce qui n’est pas sans entretenir une certaine confusion entre les deux établissements… Contrairement aux idées reçues, donc, la MAP ne traite donc pas que de Monuments historiques !

La Médiathèque de l’architecture et du patrimoine occupe plusieurs sites. Le plus connu est celui de Charenton, qui accueille le public. À l’autre bout de l’Île-de-France, la MAP est aussi implantée à Montigny-le-Bretonneux, sur le site du Fort de Saint-Cyr où elle conserve une grande partie de ses collections photographiques. Lire la suite de cet article »

Curios & Mirabilia, la collection d’art contemporain du château d’Oiron

Dans le précédent billet, je vous racontais l’histoire du château d’Oiron, depuis la Renaissance jusqu’à sa décrépitude au XIXe siècle. Ses magnifiques décors des XVIe et XVIIe siècles en font un monument remarquable, la collection d’art contemporain qu’il abrite ajoute à la singularité des lieux. C’est de cette collection que je vais aujourd’hui vous entretenir.

Concerto pour mouches

Ilya Kabakov, Concerto pour mouches, 1993, FNAC/Château d’Oiron

Une collection d’art contemporain pour réveiller la belle endormie

Depuis 1993, le château d’Oiron accueille une collection d’art contemporain. Intitulée « Curios & Mirabilia », elle a été constituée autour de la thématique des cabinets de curiosités, faisant ainsi écho à la fabuleuse collection disparue de l’illustre bâtisseur d’Oiron, Claude Gouffier. Chaque œuvre contemporaine interroge, sur un mode singulier, l’histoire, les sens et la portée des cabinets de curiosités, l’imaginaire qui leur est aujourd’hui associé et comment le musée moderne réactive ou dialogue avec cette forme ancienne de collectionnisme. La multiplicité des sens qui se dégagent de cet ensemble d’œuvres, les différents niveaux de lecture qu’elles proposent rendent l’art contemporain accessible et « parlant » pour tous, ce qui est, à mon sens, un des atouts majeurs d’Oiron.

Cosmographie

Lothar Baumgarten, Les animaux de la pleine lune, une cosmographie de la Touraine, 1987, collage, FNAC/Château d’Oiron

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Château d’Oiron : de la Renaissance à nos jours

L’histoire du château d’Oiron est un peu celle de tous les châteaux du Pays de la Loire et du Poitou : une ancienne forteresse rebâtie en belle demeure de plaisance à la Renaissance et agrandie aux siècles suivants. Orion ne pourrait être qu’un château de plus sur une carte touristique qui en compte des centaines. Mais il n’en est rien : par la collection d’art contemporain qu’il accueille depuis 1993, le château d’Oiron détonne et étonne, rendant sa visite inoubliable.

Chateau d'Oiron

Façade du château d’Oiron

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S’immerger dans l’hélice terrestre de Jacques Warminski

Peu de chance de tomber par hasard sur l’hélice terrestre, étrange architecture sculpture perdue dans la campagne entre Angers et Saumur. Une œuvre tapie dans la terre, au creux des cavités d’un ancien village troglodyte, l’Orbière, auquel on accède par de petites routes.

La salle alvéolaire, le clou de l'hélice terrestre

La salle alvéolaire, le clou de l’hélice terrestre

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Splendeurs des néo-Assyriens : les bas-reliefs du British Museum

Dans les galeries du British Museum, se déploient, sur des dizaines de mètres linéaires, d’immenses pierres finement sculptées en très bas reliefs. Ces précieux panneaux, excellemment conservés, sont les derniers vestiges des prestigieux palais de l’Empire néo-Assyrien, bâtis au nord de l’actuel Irak entre le IXe et le VIIIe siècle avant notre ère. Leurs décors et leurs inscriptions nous délivrent mille et un détails sur cette civilisation.

Roi néo-assyrien chassant : détail des ornements

Détail d’un bas-relief provenant de Ninive : roi chassant le lion, British Museum

Edit de mars 2015 : Ce billet traînait dans mes brouillons depuis plus de six mois, attendant que je rédige une suite sur les collections néo-assyriennes du musée du Louvre. L’actualité dramatique de ces derniers jours, et notamment la destruction des vestiges de Nimrud me poussent à le publier immédiatement, en hommage à l’une des civilisations qui m’ont le plus impressionnée durant mes études.

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