Chronique hebdomadaire #7 : ambiance de vacances

À la veille de la rentrée, il est temps de tenir mes bonnes résolutions 2016 et de remplir mon exercice hebdomadaire de la chronique. Voici que se clôturent dix jours de vacances reposantes. J’ai peu à raconter, car je ne suis pas beaucoup sortie : mon compteur à expo est inhabituellement bas, mais de grande qualité : tout ce que j’ai vu ces derniers temps m’a séduit.

Un résumé représentatif de mes vacances :)

Un résumé représentatif de mes vacances 🙂

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Bilan 2015

2015 s’achève, l’heure des bilans. Histoire de bien commencer l’année suivante. A vrai dire, des bilans, j’en fais deux fois par an, car pour moi, il y a deux changements d’années par an. Deux calendriers qui se superposent, celui de l’année civile et celui de l’année scolaire. Je n’y peux rien, l’année universitaire, j’y reste collée, même si j’ai achevé mon cursus scolaire.

Street-Art dans les rues de Rouen

Street-Art dans les rues de Rouen

2015, quelles productions numériques ?

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Chronique hebdomadaire #6

Depuis le 26 octobre, je n’ai pas publié ma chronique hebdomadaire. La chronique n°5 tentait, quelques semaines après les attentats, de tourner la page, de revenir à nos petites habitudes éditoriales. Malgré les mots qui soulagent, je n’ai pas eu beaucoup le coeur, en novembre et décembre, à sortir, à faire les musées. Si j’ai au final beaucoup écrit, mes textes n’ont pas passé les pages de mes carnets manuscrits pour se retrouver sur le blog. Pour 2016, ma bonne résolution étant de reprendre le rythme normal de ces chroniques, ce n°6 va tenter d’éponger le retard de la fin 2015. Voici donc un bilan de mes activités et de mes découvertes culturelles de ces deux derniers mois. Le panorama ne sera ni exhaustif ni chronologique, car faire défiler dans l’ordre le déroulé de ces dernières semaines est trop douloureux : on en revient toujours à l’avant et à l’après.

Le Quai Branly, la nuit

Le Quai Branly, la nuit

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Chronique #5 : les lendemains

Billet écrit le 20 novembre, il m’a fallu plus de dix jours pour me demander s’il était opportun de le publier. Je n’en suis toujours pas persuadée, mais il faut que je passe par là…

Lundi 16 novembre, j’aurai dû publier ma chronique n°5. Vendredi 13, d’ailleurs, je me réjouissais de ce week-end qui s’ouvrait ; j’étais reposée grâce au jour férié de l’avant-veille et j’avais programmé plusieurs visites d’expositions. Je voulais prendre le temps – une journée – pour écrire deux billets de blog, préparer un cours qui me tenait à coeur. Durant mon trajet de métro, j’avais réfléchi, enthousiaste, à la meilleure manière d’occuper ces 48 heures.
Après trois semaines intenses, j’étais bien résolue à prendre du temps pour moi, et à écrire cette chronique hebdomadaire qui avait sauté deux lundis d’affilée. Lire la suite de cet article »

Chronique hebdomadaire #4

Cette semaine, ma vie a connu un important tournant : fini l’année bohème où je jonglais avec mille et une petites missions en free-lance, j’ai signé mon premier CDD à temps plein. Évidemment, ce changement va profondément bouleverser mon rythme de vie. Jusqu’ici, le temps coulait librement entre loisirs et travail, la frontière était d’ailleurs très poreuse et je pouvais m’offrir une sortie culturelle en plein milieu de la semaine ou au contraire passer un dimanche entier à bûcher. Désormais, il va falloir que je structure plus solidement mon temps entre activité professionnelle et « le reste » à savoir, visite de musées, enseignement, amis, écriture, et évidemment blogging… Qu’on se rassure, hors de question que j’abandonne Orion en aéroplane, cet objet-là est devenu trop important dans ma vie. Néanmoins, le rythme sera peut-être différent, le ton aussi, mais ce tournant, cela fait déjà quelques temps que je l’ai entamé.

Lac de Créteil automne

Le lac de Créteil à l’automne

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Chronique hebdomadaire #3

Cette semaine, j’ai voulu faire tellement de choses dans le désordre que mon agenda a connu beaucoup de ratés. C’est un de mes gros défauts, et il m’a rarement autant fait souffrir : j’étais transportée par l’envie d’en faire toujours plus et pressée par le temps que je savais limité. Dans ce genre de cas, je me trouve comme un chien fou à courir dans tous les sens pour, au final, ne pas profiter assez de chaque chose et m’échouer, mécontente de moi et sans énergie. La prochaine fois, je me fixerai des objectifs plus sages et j’en profiterai mieux.
Malgré ce petit nuage gris, ma semaine a été ponctuée de belles découvertes et de passionnantes rencontres.

Vue sur les clochers de Rouen

Abbatiale Saint-Ouen à travers les feuillages, Rouen

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Chronique hebdomadaire #2

Prenant acte de l’enthousiasme suscité par la chronique hebdomadaire #1, je réitère l’exercice ce lundi. Je commence à me dire que ce pot-pourri de liens, photos et impressions est une bonne chose : quel plaisir de pouvoir évoquer un petit rien du quotidien sans non plus lui consacrer un article complet. Et puis, le format est propice aux digressions et aux hors-sujet. Ma nature bavarde va reprendre le dessus !

Notre Dame et l'île de la Cité

La Seine par une belle journée d’Automne

Cette semaine est passée très vite : j’ai été un peu débordée par diverses choses à préparer. La rentrée universitaire est désormais bien entamée : réunions pédagogiques, dossiers administratifs, résultats de rattrapage pour les élèves que je suis, premiers cours à dispenser. Cela fait beaucoup de travail sur la planche, d’autant que je dois boucler d’urgence quelques dossiers qui traînent depuis l’été (j’y reviendrai en temps voulu – c’est-à-dire dans pas longtemps). Lire la suite de cet article »

Chronique hebdomadaire #1

Depuis quelque temps, je réfléchis à une manière de mettre « un peu plus de moi » dans ce blog: longtemps, je me suis cachée derrière mes billets, essayant à tout prix de traiter mes sujets d’une façon détachée. Certes, mon goût et ma personnalité se devinent derrière le choix des sujets, mais je peine encore à écrire ici à la première personne (alors que je ne fais que ça sur la page Facebook et le fil twitter associé à ce blog). Encouragée par plusieurs lecteurs fidèles à m’autoriser davantage l’emploi du « je », j’ai envie de tenter de nouvelles expériences, d’essayer de nouvelles formules. L’une de celles à laquelle j’ai pensé est le « carnet de bord » ou la « chronique personnelle » dans laquelle je raconterai les découvertes de ma semaine : choses lues, vues, admirées, détestées, débattues… Il est vrai que je partage régulièrement ma veille et mon quotidien sur Facebook et Twitter, mais jamais je n’ai pensé les consigner ici, alors même que c’est peut-être le lieu le plus approprié. Tentons l’exercice, une première fois : s’il n’est pas trop lourd et qu’il rencontre un écho favorable, il sera peut-être réitéré régulièrement.

Rue du Faubourg Saint Honoré, Paris

Rue du Faubourg Saint Honoré, Paris

Du côté pro…

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Arbres remarquables et patrimoine végétal

Longtemps je n’ai pas porté d’attention au patrimoine végétal : les châteaux étaient entourés de beaux parcs, agrément profitable pour une pause après la visite ; il existait de jolis jardins botaniques et les villes abritaient parfois un arbre remarquable, par son ancienneté, sa taille ou sa place dans l’histoire. Point. Pas la peine d’en faire plus, ce ne sont que des arbres après tout. Mon intérêt pour eux était donc assez limité, bien que certains représentants du patrimoine végétal m’aient marquée : en fouillant dans mes souvenirs, je me remémore parfaitement l’arbre creux qui cacha des résistants dans une forêt de Sologne, le chêne-chapelle d’Allouville-Bellefosse, le magnifique Gingko du jardin des plantes d’Angers, ce parc romantique visité en Angleterre ou encore les chroniques passionnées d’Alain Baraton sur France Inter.

Miroir d'eau : le château d'Azay s'y reflète... même pendant les travaux !

Miroir d’eau : le château d’Azay s’y reflète… même pendant les travaux !

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Paris-Brest-Paris : de 1891 à aujourd’hui

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent : je suis pro-vélo et cycliste urbaine convaincue. Mais cela n’est rien par rapport à la passion que mon frère, Théo, voue au vélo : il roule dès qu’il a cinq minutes, pratique la randonnée autant que le vélo de descente et n’hésite pas à faire Rouen-Athènes via Barcelone et Rome pendant ses vacances d’été (avec un peu de bateau, quand même !). Bref, mon frère, c’est un mordu authentique (faut dire que toute la famille est affiliée à la FFCT). Cet été, son objectif, c’était le Paris-Brest-Paris, une randonnée de 1230 km à réaliser en moins de 90 heures. Pari réussi puisqu’il l’a bouclé en 74h38. Ils sont environ 5000 randonneurs à s’élancer ainsi, tous les quatre ans, sur les routes bretonnes.

Agence Meurisse, Paris Brest, le retour : le peloton avant Morlaix, 1911, BnF/Gallica

Agence Meurisse, Paris Brest, le retour : le peloton avant Morlaix, 1911, BnF/Gallica

Mais pourquoi vous parlé-je du Paris-Brest-Paris alors qu’Orion en aéroplane est un blog culturel ? Parce que le Paris-Brest-Paris est un morceau d’histoire, un petit bout du patrimoine français. D’ailleurs, les étrangers ne s’y trompent pas : chaque année, ils sont plus nombreux à venir se confronter au mythe.

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Le château de Pierrefonds, le Moyen Âge fantasmé

À quelques kilomètres de Compiègne, sur un promontoire, se dresse le château de Pierrefonds. Un monument à l’histoire fascinante et rocambolesque : forteresse médiévale réputée imprenable, détruite au début du XVIIe siècle sur ordre du cardinal de Richelieu, ruine romantique qui a inspiré une génération d’artistes, puis résidence de plaisir de Napoléon III qui le fit restaurer et compléter par Viollet-Le-Duc. Aujourd’hui, le paisible château, plus bel exemple du Moyen Âge tel que rêvé par le XIXe siècle, conserve les souvenirs des fêtes impériales. C’est cette destinée fantasque que je vais vous conter.

Le château de Pierrefonds, vu depuis la ville : une première apparition féerique !

Le château de Pierrefonds, vu depuis la ville : une première apparition féerique !

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« Voir en vrai », du tableau au motif, Sisley et Moret-sur-Loing

Il y a quelques jours, j’ai effectué ma première sortie cyclotouristique en Île-de-France, renouant avec une tradition familiale que j’avais abandonnée depuis mon installation à Paris. Pour cette première donc, nous avions un objectif, aller voir Moret-sur-Loing, ce village médiéval que Sisley a beaucoup peint à la fin de sa vie.

Sisley, Moret-sur-Loing, la porte de Bourgogne, 1891, collection privée

Sisley, Moret-sur-Loing, la porte de Bourgogne, 1891, collection privée

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Orion en aéroplane a déménagé, vous êtes vous bien réabonné ?

[redirection depuis : http://peccadille.wordpress.com/2015/04/11/demenagement-du-blog-etes-vous-reabonnes/]

Bonjour,

Il y a maintenant un mois et demi, Orion en aéroplane a déménagé de wordpress.com pour l’adresse http://peccadille.net. Une partie des abonnés a été perdu au cours du transfert : si vous n’avez pas reçu, au cours du mois de mars, les notifications des nouveaux billets, c’est probablement que vous n’êtes plus abonné. Pour corriger cela, il suffit de vous réabonner en utilisant le formulaire présent dans la colonne de droite.

Je serai heureuse de vous compter à nouveau dans mes lecteurs et vous remercie pour votre fidélité.

Note : le mail a été envoyé depuis l’ancienne version du blog aux 300 abonnés, y compris ceux qui ont depuis choisi de suivre le nouvel Orion en aéroplane : je m’excuse du dérangement pour ces derniers qui ont reçu la notification en double. 

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Qu’avez-vous raté pendant votre absence ? Quelques nouveaux billets, que voici :

Un souvenir d’enfance – papier glacé.

À certains moments de la vie, des questions se font pressantes, on regarde le chemin derrière soi et on se demande : « pourquoi suis-je là ? Quels hasards, assemblés bout à bout, font que j’ai suivi ce parcours-ci ? »
Parfois, un souvenir remonte à la surface, un détail vécu prend tout son sens, un proche, par une réflexion anodine, délivre une pièce du puzzle. Dernièrement, alors que je visitais l’exposition « Claude Gellée » au Petit Palais, un souvenir fugace m’est revenu. En lisant le titre « Claude Gellée dit Le Lorrain » sur la banderole à l’entrée, j’ai eu la vision des fiches en papier glacé sur les grands peintres que ma mère collectionnait. Je me souviens de tout : leur format, leur aspect, le contact du papier, leur odeur. Les fiches sur les tableaux de Claude Gellée portaient un bandeau entre le pourpre et le marron.

Il y avait une dizaine de fiches consacrées aux oeuvres de Claude Gellée, dit Le Lorrain

Il y avait une dizaine de fiches consacrées aux oeuvres de Claude Gellée, dit Le Lorrain

Entre mes huit et mes douze ans, ma mère était abonnée aux Géants de la peinture, une sorte de collections de cartes Panini de luxe pour adulte. Sur une face, une belle reproduction d’un tableau ; au dos, un cartel et un texte explicatif sur trois colonnes. Tous les mois, nous recevions un ensemble de vingt ou trente fiches en papier glacé que nous rangions dans des boîtes cartonnées tapissées du motif d’un tableau de Monet, Champ d’iris jaunes à Giverny. Je me souviens des soirées passées avec ma mère, sur le grand lit parental ou sur la table du salon, à classer, avidement, les fiches nouvellement reçues.

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Une promenade au Louvre en 1803 : les dessins de Baltard

En 1803, Louis-Pierre Baltard réalise une série de dessins au Palais du Louvre : à la sanguine, il reproduit les ornements sculptés des façades et des plafonds. Cette série de dessins, achetée par le collectionneur Destailleurs est aujourd’hui conservée à la Bibliothèque nationale de France et numérisée sur Gallica. Curieuse, j’ai profité d’un samedi après-midi pour marcher dans les pas de Baltard et retrouver les détails qu’il avait dessinés.

Baltard, Accumulation de détails de la salle des cariatides, dessin, 1803,  Gallica/BnF

Baltard, Accumulation de détails de la salle des cariatides, dessin, 1803, Gallica/BnF

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