Le point presse de la rentrée d’Orion en aéroplane :D

Dix septembre, il est temps quand même, pour Orion en aéroplane, de faire sa rentrée ! Avant de reprendre le fil des publications, je vous propose un petit point d’actualité : un résumé de l’été, le programme de l’automne et quelques (bonnes) surprises.

Place Stanislas à Nancy

Un été au rythme du TGVmax

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont pu le voir : j’ai pas mal bougé durant l’été. On peut même dire que j’ai vu les quatre coins de la France, au rythme de mon abonnement TGVmax. Je voulais mettre à profit ces deux mois estivaux pour profiter de cette offre fabuleuse qui permet de voyager de façon illimitée sur le réseau TGV pour un budget très raisonnable (80 euros mensuels) … mais qui s’arrête la veille des 28 ans, âge terrible qui sera bientôt le mien !

Pendant deux mois j’ai donc navigué de ville en ville, de musée en musée … et de canapé en canapé, au gré des invitations des amis et lecteurs d’Orion, que je remercie du fond du coeur pour leur générosité !

Trois jours dans le Nord (Gravelines, Calais, Lille et Roubaix), trois autres dans le Sud à faire la tournée des expositions avec Jean-Luc Cougy (Montpellier, Sète, Aix-en-Provence, Lodève) ; un séjour à Rouen (pour donner un atelier linogravure au Musée de l’Éducation) et un saut au Havre ; un week-end à Grenoble (l’occasion de faire ma première rando en Montagne) ; trois jours à Nancy à l’invitation de Claire Haquet pour poursuivre mon exploration de la bibliothèque patrimoniale ; trois jours à Besançon grâce à la passionnée Bérénice Hartwig qui voulait me faire découvrir sa ville et l’envers du site Mémoire Vive ; une semaine de vacances dans le Berry pour dire bonjour à George Sand et avaler les kilomètres à vélo dans le calme de la campagne ; un long week-end de cyclotourisme sur les bords du canal de Bourgogne ; quelques jours à Octon pour me reposer un peu et donner un coup de main à Verdigris dans la préparation de leur prochaine exposition ; et enfin deux week-ends en Bretagne et à Marseille pour d’heureuses célébrations amicales. Que de kilomètres de rail avalés et que de belles choses admirées !

L’ambition première était de rédiger au fur et à mesure de mes pérégrinations des billets de blog et même de filmer un vlog ! J’ai vite dû revoir ces objectifs à la baisse : pas assez de temps, du travail à assurer (quand même)… et puis de toute façon, le lectorat du blog baisse toujours beaucoup l’été. Tout le monde profite du soleil et il n’y a plus grand monde derrière son écran (et c’est tant mieux) !

Toutes les merveilleuses découvertes de l’été nourriront donc les billets des prochaines semaines ! Car j’ai beaucoup écrit : j’ai noirci des carnets entiers et saturé les cartes mémoires de mes appareils photo…

Séance de rattrapage des billets de blog publiés pendant l’été

Bien que j’avoue n’avoir pas été très régulière sur le blog, j’y ai quand même publié huit billets, dont certains me tenaient très à coeur. Malheureusement, grandes vacances obligent, ils n’ont pas été très lus… Alors j’encourage mes fidèles lecteurs à une séance de rattrapage. Je vous propose de me suivre dans une visite du musée de la Dentelle à Calais, puis à Roubaix pour une découverte du fascinant Musée de la Piscine. Grâce à l’une des conservatrices, j’ai pu voir de près les merveilles de la tissuthèque

La Piscine de Roubaix : vue du légendaire bassin !

De mon séjour à Montpellier, le plus beau moment a été la visite des deux expositions consacrées à l’artiste Jean-Michel Othoniel avec Jean-Luc Cougy. J’aime beaucoup le travail de cet artiste contemporain et je tenais absolument à le partager avec vous.

Vue de l’exposition Géométries Amoureuses, se collectionner soi-même, de Jean-Michel Othoniel, à Montpellier

Durant l’été, je vous ai aussi parlé de Camille Pissarro et d’Alfred Sisley, en écho aux expositions qui étaient consacrées à ces deux artistes impressionnistes à Paris et à Aix. Enfin, j’ai terminé le mois d’août en publiant un court compte-rendu de l’exposition Camille Godet, vue à Rennes au retour d’un week-end de festivités.

Camille Pissarro, Jardin potager et clocher d’Eragny, 1899, Fukushima Prefectural Museum of Art

La liste des billets encore « en brouillon » sur mon ordinateur ou dans mes carnets est longue, mais pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit avant-goût : dans les prochaines semaines, il sera question de la maison de George Sand à Nohant, de l’horloge astronomique de Besançon, de Jacques Tati, de cyclotourisme (encore !), de la Salines d’Arc-et-Senan, du CIRVA de Marseille et des trésors des bibliothèques de Besançon et de Nancy…

La salle d’exposition de la bibliothèque de Besançon

Un automne chargé… mais plein de nouveaux défis !

Septembre : il faut retrouver Paris, le rythme studieux… D’autant que jusqu’à décembre, mon programme est – passez-moi l’expression – « ultra blindé ». Ce semestre, je partagerai mon temps entre l’enseignement et mon activité d’entrepreneure au sein de la coopérative Clara Bis. Je commence tout doucement à trouver mes marques dans cette nouvelle vie professionnelle qui me permet de multiplier les expériences et de conjuguer mes passions (le patrimoine, le numérique, l’estampe et la transmission, donc).

J’ai d’ailleurs quelques bonnes nouvelles à vous annoncer … et des rendez-vous à vous proposer !

Le 12 septembre, je serai à la médiathèque de Bayonne pour animer une conférence sur la vue topographique en estampe, dans le cadre de l’exposition « Plaque à part, Bayonne en gravure« .

Blanche Hennebutte-Feillet, Biarritz : vue du port vieux et des deux établissements des Bains chauds et des Bains froids , lithographie, vers 1850, Médiathèque de Bayonne

Les 14, 21, 23 septembre et 7 octobre, je proposerai pour le compte de Gallica quatre visites guidées dans Paris spéciales « Gallicanaute ». Il s’agira d’explorer Paris à travers des documents tirés de ma bibliothèque numérique préférée. Les deux thématiques retenues sont « le Paris d’Atget » et « promenade en bord de Seine ». Toutes les informations pratiques et réservations (obligatoires) sur le blog de Gallica.

Le 16 septembre, pour les Journées du Patrimoine, je serai à la médiathèque de Bayeux où auront lieu deux ateliers « Fabriquez votre ex-libris » … en linogravure, évidemment ! (inscription auprès de la médiathèque).
J’annoncerai bientôt d’autres ateliers de linogravure en relation avec des collections patrimoniales, restez à l’écoute !

Et vous, comment était votre été ? Comment se profile votre automne ?

Remonter le temps au FRAC Bretagne

J’ai toujours été attirée par les œuvres qui posent la question de l’archivage de soi-même, de la mémoire de sa propre créativité. Aussi, quand, étant de passage à Rennes pour un déplacement professionnel, j’ai lu l’argument de l’exposition estivale du FRAC Bretagne, je me suis dit que je ne pouvais rater l’événement. Une expo qui explore à la fois la thématique de l’autobiographie dans la création artistique et celle de l’appropriation des codes muséaux et archivistiques par les artistes, c’était une exposition conçue pour moi !

Vue de l’exposition « Remonter le temps » au FRAC Bretagne. Au fond, une oeuvre de Boltanski

Impressionnée (et déboussolée) par le très beau bâtiment signé Odile Decq, qui abrite depuis 2012 le FRAC Bretagne, j’ai commencé l’exposition par le milieu, découvrant, dans la galerie est, l’immense installation d’Ilya Kabakov, qui m’a déroutée avant de me séduire.

Bâtiment du FRAC Bretagne à Rennes par Odile Decq.

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J’ai testé le tir au propulseur préhistorique !

Le tir au propulseur, vous avez déjà essayé ? Hé bien, moi oui ! En week-end chez des amis bretons passionnés d’archéologie, je me suis retrouvée à participer à une manche du championnat européen de tir aux armes de jet préhistoriques (oui, oui, ça existe !). Si notre équipe – bien nommée les Paléolooseurs – a fini bonne dernière de tous les classements, nous nous sommes bien amusés ET j’ai enfin compris comment fonctionnait le propulseur préhistorique !

Tir au propulseur préhistorique.

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De Paris au Mont-Saint-Michel : la Véloscénie (partie 2)

Fin mai, je suis partie à vélo sur les routes de Normandie (principalement mais pas que…) pour rallier à vélo Paris au Mont-Saint-Michel en suivant la Véloscénie, un itinéraire de cyclotourisme. Dans le précédent billet, je vous proposais le récit des quatre premiers jours de notre voyage, de Paris à Alençon. Place à la suite de l’itinéraire ! Aujourd’hui, je vous mène d’Alençon au Mont ! 

Sur la Véloscénie. Photo C. Noisel

Des questions sur le cyclotourisme et sur notre expérience ? Posez-les moi dans les commentaires ! Je vous proposerai prochainement un FAQ du cyclotouriste débutant !

Parcours officiel de la Véloscénie – carte interactive provenant du site officiel (cliquez sur le lien pour y accéder)

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De Paris au Mont-Saint-Michel, la Véloscénie (partie 1)

Fort satisfaits de notre première expérience de cyclotourisme le long de la ViaRhôna à l’été 2016, nous étions bien déterminés à enfourcher à nouveau nos bicyclettes pour de nouvelles aventures. J’avais depuis plusieurs mois en tête de parcourir la Véloscénie, cet itinéraire qui relie Paris au Mont-Saint-Michel. Profitant d’un pont de l’Ascension prolongé, nous nous sommes lancés pour huit jours sur les petites routes et voies vertes d’Île-de-France, du Centre et de Normandie. Un itinéraire très vert et très culturel !

La Véloscenie, 450 kilomètres à parcourir à bicyclette de Paris au Mont-Saint-Michel. Photo C. Noisel

Note 1 : Mon appareil photo ayant subi un grave accident au début du séjour, la plupart des photographies qui illustrent cet article sont l’oeuvre de mon compagnon, Christophe. D’autres proviennent de Wikipédia (elles sont alors créditées). Vous reconnaîtrez les miennes aux blancs saturés ! RIP mon capteur de luminosité).

Note 2 : le récit de ce voyage étant très (trop ?) long, je le publie en deux parties, rendez-vous lundi pour la suite !

Parcours officiel de la Véloscénie – carte interactive provenant du site officiel (cliquez sur le lien pour y accéder)

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A bicyclette sur la véloroute de la Mémoire : Somme 1916

Le dernier week-end de mars, nous sommes partis en expédition entre le Nord-Pas-de-Calais et la Somme : d’Arras à Amiens, avec un crochet par Péronne, nous avons roulé 170 kilomètres à vélo sur les traces de la Première Guerre mondiale.

Sur la véloroute de la Mémoire, dans la Somme

Perdu dans un champ, ce monument marque le souvenir d’un être cher pour une famille.

Un week-end cyclotouristique en Artois et en Somme

Pour inaugurer ce premier (beau) week-end de printemps, nous avions décidé de partir en expédition cyclotouristique. Après de longues hésitations (Paris-Chartres ? Nevers-Briare ?), nous avons porté notre dévolu sur la véloroute de la mémoire (itinéraire 32) qui relie Arras à Amiens en passant par Albert.

J’y voyais l’occasion de me remettre à mon projet autour de la mémoire de mon arrière-arrière-grand-père poilu, Augustin Garnault, depuis trop longtemps en suspens (pour des raisons sur lesquelles je reviendrai dans un prochain billet), mais aussi d’aller visiter l’Historial de Péronne, musée qui attirait toutes mes curiosités, mais dont, faute de liaison ferroviaire, je repoussais sans cesse la découverte.

Péronne n’étant pas sur la véloroute de la Mémoire, j’ai dû m’arranger un peu avec le parcours pour dessiner un itinéraire qui passe par tous les centres d’intérêt que nous nous étions fixés. Grâce à l’excellent site veloenfrance.fr (qui propose des centaines d’itinéraires cyclables), j’ai pu trouver d’autres circuits à vélo, qui mis bout à bout, m’ont permis de tracer un trajet de 170 kilomètres à travers la campagne. Lire la suite de cet article »

Trois bonnes nouvelles pour le prix d’une !

Vous désespériez, n’est-ce pas, de ne plus rien voir paraître sur votre blog préféré ? Et moi je me morfondais de ne plus trouver le temps, de ne plus prendre le temps d’alimenter Orion en aéroplane. Mais voilà une bonne nouvelle : avec les beaux jours, l’aéroplane ressort du hangar, le moteur chauffe ! En parlant de bonne nouvelle, j’en ai en fait trois à vous annoncer, pour le prix d’une !

Avec le printemps, Orion en aéroplane reprend du service

La première, et la principale, c’est que le rythme des publications va reprendre ici. Février-mars est toujours une période difficile pour moi : la fatigue de l’hiver se fait sentir, le rythme universitaire s’accélère, et je ne sais plus où donner de la tête, particulièrement cette année, tant j’avais de projets à mener de front. Avec le mois d’avril, les beaux jours reviennent, et ma motivation se trouve renouvelée. Au soleil, assise dans l’herbe d’un parc parisien, j’écris sans difficulté … mais la mise en ligne des articles est toujours une corvée.

Agence Rol, Enfants regardant le vol de Blériot depuis la plage, 25 juillet 1909, Gallica/BnF

Si je n’ai rien publié pendant près de deux mois, ce n’est pas que je n’ai rien à raconter : ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter) le savent : escapades à travers la France, visites d’exposition, expérimentations linogravées, recherches archivistiques… On verra ce que j’aurai le temps de traiter sur ce blog. Si j’ai le courage, je ferai une mise à jour culturelle (il faudrait que je me remette aux chroniques hebdomadaires, peut-être au format vidéo d’ailleurs).

Un nouveau job, celui que j’ai créé !

Une des raisons qui m’ont tenue si loin de mon blog pendant quelques mois est professionnelle. Depuis octobre, date à laquelle j’ai quitté mon poste d’attachée de conservation en Archives, je travaille à la création de mon entreprise.

Agence Rol, femme tapant à la machine en écoutant la radio, 1923, photographie, Gallica/BnF

Je suis donc très heureuse de vous annoncer que je suis désormais officiellement entrepreneure salariée au sein de la CAE Clara-Bis, une coopérative spécialisée dans les métiers de la Culture. Mais qu’est-ce que je fais de beau, vous demandez vous peut-être ? Je suis consultante en valorisation du patrimoine par les technologies numériques. C’est-à-dire que j’accompagne des institutions culturelles sur des projets qui allient patrimoine et numérique : création d’expositions virtuelles, de sites internet, bibliothèques numériques… Pour certaines missions, je fournis des conseils, une méthodologie, un accompagnement… Dans d’autres cas, je fais de la rédaction web, autrement dit j’écris des textes adaptés au web pour alimenter les sites d’institutions ou de revues… Enfin, je fais de la formation à destination des professionnels de la culture.

En parallèle, je développe des projets de médiation culturelle plus « classiques », comme des ateliers d’initiation à la linogravure basés sur les collections patrimoniales des institutions qui me reçoivent.

Les estampes réalisées par les stagiaires de mon atelier au Musée national de l’Education, avril 2017

Il m’a fallu quelques années pour que ce projet de création d’entreprise mûrisse et même si je ne suis encore qu’au début de l’aventure, je ne regrette pas mon choix : je crois que c’était le statut qu’il me fallait pour enfin pouvoir allier passions et vie professionnelle. La période de rodage sera encore longue, je le crains, mais j’apprends tant chaque jour que cela vaut bien quelques sacrifices.

Ma première expérience en commissariat d’exposition

J’ai un peu de retard dans l’annonce de ma troisième bonne nouvelle, puisque j’aurais dû le faire il y a trois semaines déjà. Le 15 mars 2017 ouvrait à Abbeville l’exposition « Rêver l’Italie, voyager par l’image » dont je suis co-commissaire avec Agathe Jagerschmidt et Christophe Brouard. Cette exposition s’inscrit dans la programmation « Heures Italiennes » en Picardie. Elle traite du rapport des Abbevillois avec l’Italie et expose diverses oeuvres italiennes ou inspirées par l’Italie… Abbeville est une ville qui a donné à l’histoire de l’art de nombreux graveurs, dont Claude Mellan et les Poilly. Certains ont voyagé au-delà des Alpes et ont gravé d’après les tableaux romains.

Pour ma part, j’ai travaillé sur la section consacrée aux vues d’optique représentant l’Italie. Le musée Boucher-de-Perthes possède une très belle collection de vues d’optique, que j’ai eu plaisir à explorer. Je présenterai ce travail lors d’une conférence au musée le 15 mai prochain. Et pour ceux qui n’auront pas l’occasion de se déplacer jusque dans la Somme (c’est pourtant si joli !), j’ai créé un mini-site internet pour explorer les vues d’optiques du musée d’Abbeville.

Sans le travail acharné d’Agathe Jagerschmidt, la jeune directrice du musée, jamais ce projet n’aurait vu le jour. Mais l’exposition a aussi bénéficié de l’engagement enthousiaste de Thomas Godfrin (Mealin), auteur du blog Pour une image, qui a réalisé une chouette série de GIF animés à partir des estampes numérisées. Il est également l’auteur de la bande annonce de l’exposition.

Malgré mon silence bloguesque, 2017 ne commence pas si mal !

Bilan 2016, perspectives 2017

J’étais bien décidée à zapper cet exercice obligé des blogs, celui du bilan de l’année passée. Et puis, dans le train qui me ramenait à Paris après quelques jours dans le sud de la France, j’ai fait le tri de 366 jours de photographies : de cliché en cliché, les souvenirs remontaient dessinant le contour d’une année aux reliefs marqués. Inventaire avant de tourner la page et d’écrire la suivante.

Une de mes premières photographies de l'année 2016.

Une de mes premières photographies de l’année 2016.

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Idées de cadeaux de Noël pour amateurs de linogravure

Depuis que je parle de linogravure sur ce blog, je reçois de nombreux messages enthousiastes de lecteurs qui veulent s’essayer à cette technique de l’estampe et qui ont acheté leur premier kit.
Noël approchant, je me suis dit qu’il serait fort sympathique de partager avec vous quelques idées de cadeaux de Noël pour amateurs de linogravure, à mettre sur votre propre liste ou offrir à vos proches !

En cours de gravure...

En cours de gravure…

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Soutenir Orion en aéroplane, c’est désormais possible !

Orion en aéroplane fêtera dans quelque temps ses cinq ans et ses 280 billets publiés. Cinq ans que je partage avec vous ma passion pour l’estampe, mes visites de musées et monuments, mes découvertes des coulisses d’institutions culturelles, et récemment mon goût nouveau pour la généalogie à travers le projet « 14-18, sur les traces d’Augustin Garnault ».

Cinq ans et des milliers d’heures passés à soigner mon blog… aujourd’hui je fais le constat que mes week-ends n’y suffisent plus : depuis que je ne suis plus étudiante, je peine à garder le rythme du blog, contrainte par les horaires et la fatigue qu’implique tout travail salarié. Mais l’envie est toujours là, bien vivante : celle de partager ma passion pour le patrimoine à travers ce blog. J’aimerais encore développer celui-ci en proposant plus de contenus et en m’essayant à de nouveaux formats (vidéos YouTube, visites guidées).

L'assiette au beurre, numéro spécial "à nous l'espace", 1901

L’assiette au beurre, numéro spécial « à nous l’espace », 1901

Pour tâcher de concilier ma passion, mon tempérament et la nécessité de gagner ma vie, j’ai décidé d’une part de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat culturel (rédaction web, conseil en stratégie numérique, médiation culturelle) et d’autre part de consacrer plus de temps au blog. Mais pour cela, j’ai besoin de soutien. Aussi je me suis décidée à faire appel à vous, lecteurs d’Orion en aéroplane.

Vous aimez ce que vous lisez sur Orion en aéroplane et vous avez envie de m’aider à le produire ? Vous pouvez m’accompagner de plusieurs façons, soit en effectuant une donation (financement participatif) soit en vous offrant l’une de mes linogravures. Je vous explique tout dans les lignes qui suivent.

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Nouvelle enquête sur une matrice d’après Le Brun

Les hasards de la vie sont parfois surprenants : vendredi soir, en sortant d’une formation sur l’estampe que je donnais à Merideck (Mediaquitaine) avec Astrid Mallick, nous avons traversé un marché d’antiquités brocante bordelais. Je prêtais un oeil bien distrait jusqu’à ce qu’une plaque de métal brillant attire mon regard : « oh, une matrice d’estampe ! ». Après quelques jours d’hésitation, la plaque en question a rejoint ma collection personnelle, d’une part parce qu’elle illustre une technique (le burin mêlé à l’eau-forte) dont je n’avais jusqu’ici aucun témoignage parmi mes matrices, mais surtout parce qu’elle restait à identifier précisément… Voilà de quoi alimenter une nouvelle enquête sur ce blog !

Une nouvelle matrice gravée dans ma collection

Une nouvelle matrice gravée dans ma collection

Du premier coup d’oeil, avant même de m’approcher de l’objet, une certitude : nous avons là une gravure d’interprétation de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe. Une gravure d’interprétation, c’est-à-dire une estampe réalisée d’après un modèle, le plus souvent peint. Tout l’art du graveur d’interprétation consiste à traduire les qualités picturales de l’original au moyen du vocabulaire graphique propre à l’estampe, fait de tailles et contre-tailles. Lire la suite de cet article »

Retours sur un stage de linogravure à l’URDLA

Mi-octobre, je me suis offert un petit cadeau : un stage de linogravure à l’URDLA. Dans un précédent billet, je vous avais raconté mes premiers pas dans cette technique. Après quelques mois de pratique autodidacte, je souhaitais me perfectionner auprès de personnes expérimentées.
L’URDLA proposait justement un stage animé par l’artiste Jérémy Liron sur le thème de la ville graphique. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre et me voici en route pour deux jours lyonnais particulièrement intenses.

Résultat de ma linogravure à la plaque perdue

Résultat de ma linogravure à la plaque perdue

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Projet 14-18 : avril 1915, d’interminables marches

Vendredi 26 mars 1915 : on annonce la relève pour les hommes du 33e régiment, déployés depuis des mois sur la ligne de front à proximité d’Ypres.
Samedi 27, alors que la nuit tombe, la batterie d’Augustin quitte ses positions pour cantonner un peu plus loin. La nuit sera courte puisqu’à 3h30 il faut prendre la route : 30 kilomètres de marche les attendent. Un jour de plus, et trente kilomètres encore seront nécessaires pour atteindre Eringhem et Esquelbecq, où le 33e régiment d’artillerie va prendre ses quartiers durant une semaine.

Le 33e Régiment d'Artillerie de Campagne en marche : vue d'une pièce. Photographie probablement prise par Augustin en juin 1916, archives familiales

Le 33e Régiment d’Artillerie de Campagne en marche : vue d’une pièce. Photographie probablement prise par Augustin en juin 1916, archives familiales

Rappel sur mon Projet1418 : Augustin Garnault était artilleur pendant la Première Guerre mondiale. Sur le blog, je partage avec vous mes recherches sur son parcours. Pour retrouver l’intégralité des articles, c’est ici.

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DIY : mes débuts en linogravure

Depuis quelque temps, je m’adonne à un loisir créatif, la linogravure. Quand je dis quelque temps, à vrai dire, cela fait maintenant presque deux ans, mais comme je pratique de manière irrégulière, cependant intense, il me semble toujours que cela fait « peu de temps ». D’ailleurs, si je compte bien, je n’ai réalisé que six ou sept planches gravées en tout.

En cours de gravure...

En cours de gravure…

Comme à chaque fois que je poste sur les réseaux sociaux une photographie d’une lino en cours cela déclenche une avalanche de likes et de questions en tous genres (C’est quoi ? Comment on fait ? Y’a des cours ?), j’ai décidé d’en faire un billet.

Mes linogravures

Mes linogravures

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Projet 14-18 : il était artilleur

C’est un peu bête, mais il m’a fallu lire plusieurs ouvrages sur la Première Guerre mondiale pour que je prenne conscience d’une chose pourtant essentielle : alors que je l’avais imaginé dans la boue des tranchées, Augustin Garnault n’avait sans doute jamais vécu l’expérience des première lignes. Il était artilleur et non fantassin. Son horizon quotidien n’était donc pas celui des tranchées, mais un autre environnement, avec ses spécificités.

L’enseignement de la guerre, le devoir mémoriel est tant centré sur les tranchées et les souffrances qu’elles ont provoquées que l’on en vient à réduire dans notre imaginaire la guerre aux tranchées de la première ligne du front, occupée par l’Infanterie, oubliant que bien des mobilisés n’y avaient jamais mis les pieds. Si bien que j’y plaçais tout naturellement mon ancêtre, renforcée dans cette vision par l’idée (peut-être fausse, j’en rediscuterai dans un autre billet) qu’il était mort dans l’éboulement d’une tranchée. Or, Augustin, je l’ai dit, était maître-pointeur dans l’artillerie.

Augustin Garnault (à droite) et un camarade devant leur canon, 1916. Archives familiales.

Augustin Garnault (à droite) et un camarade devant leur canon, 1916. Archives familiales.

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