Une vie sous le parquet : le plancher de Joachim

Un menuisier confie sa vie au verso des planches qu’il assemble lors de la réfection du plancher d’un château perdu dans les Hautes-Alpes. Cent trente ans plus tard, ses écrits sont découverts au hasard d’un nouveau chantier. Soixante-douze courts textes, sur lesquels s’est penché l’historien Jacques-Olivier Boudon pour reconstituer la vie de Joachim Martin.

Couverture de l’ouvrage (détail)

Lorsque Le plancher de Joachim est paru, en octobre 2017, je me suis promis de le lire. L’annonce d’une conférence, à l’École des Chartes, m’avait alléchée et une émission sur France Culture achevée de me convaincre. J’attendais l’été pour savourer ces pages. Et puis la présentation d’un fac-similé d’une des planches de ce parquet à l’exposition « Graffiti » du Centre des Monuments nationaux m’a fait craquer. À peine rentrée de ma visite, l’ouvrage était déjà chargé sur ma liseuse ! Lire la suite de cet article »

Mary Cassatt et l’estampe

Univers délicat et silencieux : une femme à sa correspondance, une figure maternelle penchée sur son bébé, l’intimité de la toilette… impossible d’oublier les estampes subtiles de Mary Cassatt pour qui les a une fois admirées. Mais Mary Cassatt, c’est aussi l’une des figures les plus fascinantes de l’impressionnisme. D’abord parce qu’elle est l’une des rares femmes à s’être imposée dans ce milieu très masculin et relativement hostile aux artistes de son sexe, d’autre part parce qu’elle a développé un œuvre gravé des plus novateurs tant sur le plan technique qu’esthétique. C’est des estampes de Mary Cassatt que nous allons parler aujourd’hui.

Mary Cassatt, La Lettre, pointe sèche et aquatinte, impression en couleurs sur trois plaques, 1890-1891, New-York, The Metropolitan Museum of Art. Détail

Lire la suite de cet article »

Bicyclettes au bord de l’eau : à vélo le long du canal de Bourgogne

Quoi de mieux pour occuper un long week-end du 15 août qu’un voyage à vélo ? Quatre jours, 250 km, dont 170 le long du canal de Bourgogne, qui relie l’Yonne à la Saône. Un itinéraire très accessible, bien aménagé et non sans jolis arrêts patrimoine que je suis heureuse de partager avec vous.

A vélo le long du canal de Bourgogne

Un voyage à vélo le temps d’un week-end (prolongé)

J’avais pourtant juré qu’au grand jamais, je ne suivrais encore un canal : trop plat, trop monotone… pas pour moi ! Mais pour le baptême cyclotouristique d’une amie, il ne fallait pas la dégoûter dès le premier coup de pédale, nous avons donc choisi une voie verte accessible, sûre et réputée, le canal de Bourgogne. L’occasion pour moi de me réconcilier avec les canaux. Loin de l’image monotone que j’avais gardée du canal du Midi ou des interminables lignes droites du canal de la Somme, le canal de Bourgogne nous a régalés de paysages variés. Ses multiples méandres et courbes étaient la promesse de jolis points de vue, d’envols de hérons cendrés surpris de notre présence soudaine. Et comment bouder un itinéraire globalement aussi bien aménagé ? Lire la suite de cet article »

Plongée dans Videomuseum et réminiscence de mon adolescence

Ces souvenirs d’adolescence qui ressurgissent quand on ne s’y attend pas. Aujourd’hui, je vais vous parler de mes années lycée, de mon rapport d’alors avec l’art contemporain, et de comment, onze ans plus tard, des images enfouies ont ressurgi à l’occasion d’une table ronde professionnelle.

En exclusivité, une photo de Peccadille adolescente, en 2006 dans une magnifique pose tout à fait spontanée.

Mardi 24 avril, j’assistais à la seconde session de « Can I Use It ? », une rencontre autour de la question des droits et usages des images dans le domaine de l’histoire de l’art. Ces rencontres sont proposées dans le cadre du programme « Iconautes, Images / Usages » porté par la Fondation de France et l’Institut national d’Histoire de l’art, qui vise à faire un état des lieux des pratiques de diffusion (et d’utilisation) des images patrimoniales. Lire la suite de cet article »

Une visite au Musée Granet à Aix-en-Provence

Profitant d’une intervention à l’Université d’Aix-Marseille, j’ai consacré quelques heures de mon séjour à la découverte du Musée Granet… Le Musée Granet, un nom familier à mes oreilles, qu’il me semble avoir lu ou écrit mille fois lorsque j’étais étudiante en histoire de l’art. Pour autant, je n’avais jamais eu l’occasion d’en découvrir par moi-même les trésors. C’est désormais chose faite.

Scénographie des salles d’exposition de peintures du Musée Granet à Aix-en-Provence

Du Musée Granet, je ne vous parlerai pas des Cézanne. Du moins, pas dans cet article, car le sujet est si vaste qu’il mériterait bien un billet à lui tout seul (il faisait d’ailleurs l’objet d’une exposition temporaire lors de ma visite).

La visite commence au sous-sol, où se déploient les peintures anciennes (XVe-XVIIIe siècles). Surprenante idée : habituellement, ce sont les collections d’archéologie que l’on relègue dans les sous-sols, bien plus rarement les tableaux (cela dit, à Granet, les objets archéologiques aussi sont au sous-sol). Lire la suite de cet article »

J’ai testé le guide de voyage sur liseuse électronique

Depuis ma récente acquisition d’une liseuse électronique, je multiplie mes expériences de lecture numérique. Une des dernières en date : un voyage à l’étranger avec la version Epub d’un célèbre guide touristique… Solution pratique ou mauvaise idée ?

Le Guide du Routard Amsterdam sur Liseuse Bookeen

Lire la suite de cet article »

Le Panorama Mesdag à la Haye ou comment je me suis glissée dans la peau d’une spectatrice du XIXe siècle

La visite du Panorama Mesdag à La Haye a été l’un des moments forts de mon séjour aux Pays-Bas. Le hasard du voyage m’a donné l’occasion de faire l’expérience de ce qui fut l’une des attractions les plus goûtées du XIXe siècle, les Panoramas. J’avais, à ce sujet, un peu lu, regrettant affreusement qu’aucun de ces dispositifs n’ait été conservé à Paris, pourtant sacrée un temps capitale des Panoramas. J’étais loin de m’imaginer que j’aurais un jour la chance d’en visiter un et d’éprouver (au moins en partie) ce que les spectateurs d’il y a 150 ans pouvaient ressentir. Ce billet a pour but de vous restituer à la fois mes impressions de visite et les quelques connaissances acquises au gré de mes lectures.

Détail du Panorama Mesdag : vue vers La Haye

Que savais-je des panoramas avant de me rendre à La Haye ? Qu’il s’agissait d’attractions très à la mode au XIXe siècle. Loin de se résumer à la peinture panoramique qu’il contient, le panorama est avant tout un dispositif constitué d’une rotonde sur les murs intérieurs de laquelle est tendue une immense toile d’une dizaine de mètres de haut et d’une longueur pouvant atteindre une centaine de mètres. Sur cette toile est peint à 365 degrés un vaste paysage naturel, urbain ou une scène historique comme une bataille.

Depuis la plateforme du panorama Mesdag

En se plaçant au centre de la rotonde, sur une plateforme prévue à cet effet, le visiteur doit oublier qu’il se tient face à une peinture, mais au contraire avoir l’illusion qu’il est en plein air, devant la réalité. Fascinant exploit pictural ! Mais produit-il encore son effet sur un être du XXIe siècle, habitué aux images animées, qui a goûté au cinéma 3D et à la réalité augmentée ? Lire la suite de cet article »

Lecture numérique : bilan de trois semaines avec une liseuse

Dans le précédent billet sur la lecture numérique, je vous racontais ce qui avait décidé mon choix d’acquérir une liseuse électronique. Dans ce second volet, rédigé il y a un mois déjà, mais publié seulement maintenant, je vous propose un bilan après trois semaines d’utilisation de ma liseuse Bookeen. Précisons que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé : il ne s’agit pas d’un placement de produit mais le reflet d’une expérience personnelle entièrement décidée et financée par moi-même.  

Georges Croegaert, Georges, Leisure Hours, huile sur toile.

Je dois avouer : dès les premiers instants d’utilisation, j’ai su que j’étais conquise. Ma liseuse à peine déballée et allumée, j’avais grosso modo compris la prise en main et il m’a fallu quelques minutes pour charger une centaine de livres (tous issus de Gallica, des clés du patrimoine…).

Une livraison très attendue !

Premier constat – qui me fait immédiatement regretter de ne pas avoir passé le cap plus tôt – le confort. C’est la révélation : pas de pages à tenir, pas de crampes ni de fourmis parce qu’on est mal installé ou que le livre est trop lourd. Peut-être même vais-je renouer avec le plaisir de lire au lit ? Le confort, c’est aussi celui des yeux. Suivant l’environnement, j’active ou non le rétroéclairage et varie son intensité.

Seule une chose m’inquiète : vais-je m’habituer à cette brève page noire, une fois toutes les quatre pages (l’écran de nettoyage si j’ai bien compris). Huit cents écrans plus tard, je me rendrai compte que oui, sans souci. Lire la suite de cet article »

Encore un écran ! Comment j’ai choisi ma première liseuse éléctronique

Depuis un mois, me voici « lectrice numérique ». Oh, je lisais déjà beaucoup sur écran (pdf divers et variés, articles en ligne, numérisation sur Gallica). Non, ce qui est nouveau c’est que je fais désormais partie du petit pourcentage de Français équipés d’une liseuse électronique. Dans ce premier billet, je vous propose l’autopsie d’un choix. Un second suivra pour relater mes premières impressions, après quelques semaines d’utilisation

Josep Duran, Repassant Album, 1872, Barcelone, Musée de Catalogne

Encore un écran ! Les raisons d’un choix.

Ce qui m’étonne le plus, dans toute l’histoire que je vais vous raconter, c’est le temps qu’il m’a fallu pour sauter le pas et m’équiper d’une liseuse.
Dans mon imaginaire, les liseuses sont des objets réservés aux « gros lecteurs », catégorie dans laquelle j’ai du mal à me ranger, pour la bonne et simple raison que je ne lis quasiment pas de fiction. Je lis certes beaucoup, mais uniquement des ouvrages scientifiques, dans le cadre de mon travail ou de la rédaction de billets pour le présent blog. Mes lectures sont fragmentaires, documentaires, et les livres que je consulte (souvent des « Beaux Livres » d’art) ne se prêtent pas (ou mal) au format ePub.. et encore moins au support réduit et noir et blanc de la liseuse. Lire la suite de cet article »

Bonne année 2018 !

Chers lecteurs et lectrices d’Orion en aéroplane,

En ces premiers jours de janvier, je vous adresse mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Que 2018 soit pleine de belles découvertes patrimoniales et de ravissement pour les yeux !

Pour accompagner mes voeux, j’ai réalisé un petit stop-motion avec les moyens du bord. C’est la première fois que je me prête à un tel exercice et je me suis bien amusée ! Pour cette réalisation, j’ai repris une des figures de ma série de linogravure sur Khorsabad, que j’ai à nouveau gravée en linogravure, j’ai ensuite découpé chaque impression et imprimé au dos le message (également réalisé en linogravure). Une cinquantaine de photos plus tard et une petite heure de prise de tête avec le logiciel de montage vidéo, voici le résultat !

Je n’ai rien publié sur le blog depuis le 15 décembre. Je ne vous oublie cependant pas ! Les publications devraient reprendre très bientôt. J’avais simplement besoin de souffler un peu en cette fin d’année, qui a été très chargée et parfois un peu éprouvante. Que ceux et celles que j’ai laissé sans réponse me pardonnent ! Je vais essayer de rattraper mon retard dans les mails et messages privées dans les prochaines semaines.

Un indice sur le lieu où j’ai passé mes vacances (j’avais un peu l’impression d’être dans la peau de Manon Bril ;p )

Plusieurs nouveaux billets sont en préparation : trois comptes rendus d’expositions (Rubens, portraits princiers, qui se termine dimanche et que je vous encourage à aller voir, Le Pérou avant les Incas au Quai Branly et Exquises Esquisses, que j’ai eu la chance de voir pendant les vacances, lors d’une correspondance à Dijon). Mais avant de vous raconter tout ça, j’aimerai me plier à mon exercice obligé du bilan 2017… Encore un peu de patience !

Je profite de ce post pour remercier encore une fois la communauté de lecteurs que vous formez, pour vos encouragements, vos partages sur les réseaux sociaux, vos commentaires, vos gentils messages. Ma reconnaissance va aussi tout particulièrement à ceux, qui, depuis décembre 2016, ont fait le choix de soutenir Orion en aéroplane sur Tipeee. Cette aide financière m’est précieuse, et j’espère, en 2018, ne pas vous décevoir en atteignant l’objectif fixé d’un billet par semaine 🙂

 

Surprise ! Une vente de Noël de mes linogravures :)

Nous sommes déjà le 15 décembre et j’ai bien peu publié sur le blog ce mois-ci. Pour une fin d’année où je pensais vous abreuver de nouveaux billets, c’est un semi-échec. Un peu trop de travail et d’urgences à traiter avant les vacances, ce qui m’a obligé à même abandonner mon calendrier de l’avent pourtant préparé avec amour… Heureusement, même dans ces périodes un peu intenses, il y a des bonnes nouvelles. 

Quelques linogravures proposées lors de la vente.

Lire la suite de cet article »

Ma contribution à WikiLovesMonuments 2017

J’imagine que vous faites comme moi : vous cherchez des infos sur un château, des peintures d’un artiste ; Google vous amène à Wikipédia et Wikipédia vous amène à Wikicommons, cette immense photothèque mondiale et libre de droits. Parfois vous trouvez votre bonheur, d’autres fois non.

Galerie des chevaux du château d’Oiron. Photo personnelle (Peccadille) déposée en CC BY-SA sur Wikicommons

Wikicommons, j’en use et j’en abuse. Je suis, depuis longtemps, une grande utilisatrice de Wikipédia, un projet dont j’admire la force et l’architecture. Je me disais, depuis longtemps aussi, qu’il fallait que j’y contribue, notamment sur le volet « images ». Dix ans à évoluer dans le milieu de l’histoire de l’art, ça fait un beau stock de photos qui dort sur un disque dur. Cinq ans de blogging culturel aussi : un beau gisement de clichés de monuments difficilement accessibles hors Journées du Patrimoine…

Dommage de garder tout ça pour moi, d’autant que j’estime qu’il me faut rendre au Web un peu de tout ce qu’il m’a donné. Avoir un blog. Contribuer à des projets Wikimédia. Lire la suite de cet article »

Un an (et demi!) de linogravure, un bilan

Voilà un peu plus d’un an que je pratique régulièrement la linogravure et je voulais prendre le temps de rédiger un petit bilan d’étape — noter mes progrès, mes projets, partager mes découvertes (je reçois de plus en plus de mails à propos de matériel), relayer les conseils que des gens plus expérimentés m’ont offerts. Bref, de mesurer le chemin parcouru depuis la parution de mon billet « mes débuts en linogravure« . Je voulais initialement le faire pour les six mois, mais mille autres choses sont venues s’accumuler. Alors, je le confesse : l’article a été écrit pour les un an, mais le temps que je publie, il s’est écoulé encore six mois supplémentaires.

Johanna Daniel Linogravure

Mon plaisir de l’été ? Faire de la linogravure sur mon mini balcon parisien

La linogravure, ma meilleure recette contre l’anxiété !

Il faut reconnaître que ces six derniers mois, j’ai un peu moins pratiqué que les six précédents, trop accaparée par le rythme universitaire, par la création de mon entreprise, puis par la frénésie estivale des voyages. Depuis la désormais célèbre « bite ailée » (mon best-seller), conçue pour la Saint-Valentin, je n’ai mené à bien presque aucun projet, mais je ne désespère pas.

Si les gouges et les crayons doivent trop souvent rester rangés (selon la définition toute relative que j’ai de ce mot), je les retrouve toujours avec plaisir, le temps d’une soirée ou d’un week-end. Graver reste ma meilleure recette de relaxation : concentrée sur la plaque, j’oublie tous mes soucis. Dois-je maintenant avouer qu’il y a un an (et demi), quand je me suis mise sérieusement à la linogravure, c’était pour occuper les journées trop longues d’un arrêt maladie et que cette activité minutieuse s’est révélé le meilleur expédient à mon anxiété ? Lire la suite de cet article »

Au Pays de George Sand, une semaine dans le Berry

Une semaine de vacances début août, à fuir la foule des villes et des plages… Une semaine sur les petites routes isolées du sud du Berry, à rouler dans un paysage verdoyant, sur les traces de George Sand. Une certaine idée du paradis cyclotouristique !

L’église de Nohant, face au château de George Sand.

Le choix de notre destination estivale est en grande partie le fruit du hasard… et comme le hasard fait bien les choses ! Initialement, il était question de louer un gîte ou une chambre d’hôte en Bourgogne, mais les prix et les disponibilités ont bien vite eu raison de nos ambitions… Une amie m’avait vanté les beautés du lac de Vassilière, dans la Creuse… peut-être un peu trop loin du train et sans point du Brevet des Provinces Françaises à valider dans les environs. Parcourant ma carte numérique des « rêveries cyclotouristiques », j’explore virtuellement les environs… Mais quel est cet amas de sites BPF réunis dans un minuscule périmètre d’une cinquantaine de kilomètres de diamètre ? Sud du Berry, Nohant… le pays de George Sand ! Je rêve depuis longtemps d’aller découvrir la maison de l’écrivaine, gérée par le CMN. Voilà le lieu idéal pour nos vacances !

A vélo dans le Berry. Photo C. Noisel

Nous louons, à la Ferme des vacances (rien que le nom est une promesse !) une chambre en demi-pension qui rentre pile dans notre budget (50 euros la nuit, 72 avec le repas du soir)… Voilà une affaire rondement menée !
Nous optons pour une arrivée en train à Argenton-sur-Creuse, nous ferons le reste du trajet (60 km) à vélo, à notre rythme. Lire la suite de cet article »

Le point presse de la rentrée d’Orion en aéroplane :D

Dix septembre, il est temps quand même, pour Orion en aéroplane, de faire sa rentrée ! Avant de reprendre le fil des publications, je vous propose un petit point d’actualité : un résumé de l’été, le programme de l’automne et quelques (bonnes) surprises.

Place Stanislas à Nancy

Un été au rythme du TGVmax

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont pu le voir : j’ai pas mal bougé durant l’été. On peut même dire que j’ai vu les quatre coins de la France, au rythme de mon abonnement TGVmax. Je voulais mettre à profit ces deux mois estivaux pour profiter de cette offre fabuleuse qui permet de voyager de façon illimitée sur le réseau TGV pour un budget très raisonnable (80 euros mensuels) … mais qui s’arrête la veille des 28 ans, âge terrible qui sera bientôt le mien !

Pendant deux mois j’ai donc navigué de ville en ville, de musée en musée … et de canapé en canapé, au gré des invitations des amis et lecteurs d’Orion, que je remercie du fond du coeur pour leur générosité !

Trois jours dans le Nord (Gravelines, Calais, Lille et Roubaix), trois autres dans le Sud à faire la tournée des expositions avec Jean-Luc Cougy (Montpellier, Sète, Aix-en-Provence, Lodève) ; un séjour à Rouen (pour donner un atelier linogravure au Musée de l’Éducation) et un saut au Havre ; un week-end à Grenoble (l’occasion de faire ma première rando en Montagne) ; trois jours à Nancy à l’invitation de Claire Haquet pour poursuivre mon exploration de la bibliothèque patrimoniale ; trois jours à Besançon grâce à la passionnée Bérénice Hartwig qui voulait me faire découvrir sa ville et l’envers du site Mémoire Vive ; une semaine de vacances dans le Berry pour dire bonjour à George Sand et avaler les kilomètres à vélo dans le calme de la campagne ; un long week-end de cyclotourisme sur les bords du canal de Bourgogne ; quelques jours à Octon pour me reposer un peu et donner un coup de main à Verdigris dans la préparation de leur prochaine exposition ; et enfin deux week-ends en Bretagne et à Marseille pour d’heureuses célébrations amicales. Que de kilomètres de rail avalés et que de belles choses admirées !

L’ambition première était de rédiger au fur et à mesure de mes pérégrinations des billets de blog et même de filmer un vlog ! J’ai vite dû revoir ces objectifs à la baisse : pas assez de temps, du travail à assurer (quand même)… et puis de toute façon, le lectorat du blog baisse toujours beaucoup l’été. Tout le monde profite du soleil et il n’y a plus grand monde derrière son écran (et c’est tant mieux) !

Toutes les merveilleuses découvertes de l’été nourriront donc les billets des prochaines semaines ! Car j’ai beaucoup écrit : j’ai noirci des carnets entiers et saturé les cartes mémoires de mes appareils photo…

Séance de rattrapage des billets de blog publiés pendant l’été

Bien que j’avoue n’avoir pas été très régulière sur le blog, j’y ai quand même publié huit billets, dont certains me tenaient très à coeur. Malheureusement, grandes vacances obligent, ils n’ont pas été très lus… Alors j’encourage mes fidèles lecteurs à une séance de rattrapage. Je vous propose de me suivre dans une visite du musée de la Dentelle à Calais, puis à Roubaix pour une découverte du fascinant Musée de la Piscine. Grâce à l’une des conservatrices, j’ai pu voir de près les merveilles de la tissuthèque

La Piscine de Roubaix : vue du légendaire bassin !

De mon séjour à Montpellier, le plus beau moment a été la visite des deux expositions consacrées à l’artiste Jean-Michel Othoniel avec Jean-Luc Cougy. J’aime beaucoup le travail de cet artiste contemporain et je tenais absolument à le partager avec vous.

Vue de l’exposition Géométries Amoureuses, se collectionner soi-même, de Jean-Michel Othoniel, à Montpellier

Durant l’été, je vous ai aussi parlé de Camille Pissarro et d’Alfred Sisley, en écho aux expositions qui étaient consacrées à ces deux artistes impressionnistes à Paris et à Aix. Enfin, j’ai terminé le mois d’août en publiant un court compte-rendu de l’exposition Camille Godet, vue à Rennes au retour d’un week-end de festivités.

Camille Pissarro, Jardin potager et clocher d’Eragny, 1899, Fukushima Prefectural Museum of Art

La liste des billets encore « en brouillon » sur mon ordinateur ou dans mes carnets est longue, mais pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit avant-goût : dans les prochaines semaines, il sera question de la maison de George Sand à Nohant, de l’horloge astronomique de Besançon, de Jacques Tati, de cyclotourisme (encore !), de la Salines d’Arc-et-Senan, du CIRVA de Marseille et des trésors des bibliothèques de Besançon et de Nancy…

La salle d’exposition de la bibliothèque de Besançon

Un automne chargé… mais plein de nouveaux défis !

Septembre : il faut retrouver Paris, le rythme studieux… D’autant que jusqu’à décembre, mon programme est – passez-moi l’expression – « ultra blindé ». Ce semestre, je partagerai mon temps entre l’enseignement et mon activité d’entrepreneure au sein de la coopérative Clara Bis. Je commence tout doucement à trouver mes marques dans cette nouvelle vie professionnelle qui me permet de multiplier les expériences et de conjuguer mes passions (le patrimoine, le numérique, l’estampe et la transmission, donc).

J’ai d’ailleurs quelques bonnes nouvelles à vous annoncer … et des rendez-vous à vous proposer !

Le 12 septembre, je serai à la médiathèque de Bayonne pour animer une conférence sur la vue topographique en estampe, dans le cadre de l’exposition « Plaque à part, Bayonne en gravure« .

Blanche Hennebutte-Feillet, Biarritz : vue du port vieux et des deux établissements des Bains chauds et des Bains froids , lithographie, vers 1850, Médiathèque de Bayonne

Les 14, 21, 23 septembre et 7 octobre, je proposerai pour le compte de Gallica quatre visites guidées dans Paris spéciales « Gallicanaute ». Il s’agira d’explorer Paris à travers des documents tirés de ma bibliothèque numérique préférée. Les deux thématiques retenues sont « le Paris d’Atget » et « promenade en bord de Seine ». Toutes les informations pratiques et réservations (obligatoires) sur le blog de Gallica.

Le 16 septembre, pour les Journées du Patrimoine, je serai à la médiathèque de Bayeux où auront lieu deux ateliers « Fabriquez votre ex-libris » … en linogravure, évidemment ! (inscription auprès de la médiathèque).
J’annoncerai bientôt d’autres ateliers de linogravure en relation avec des collections patrimoniales, restez à l’écoute !

Et vous, comment était votre été ? Comment se profile votre automne ?