Le bilan 2018 d’Orion en aéroplane

C’est le marronnier de la fin d’année : tous les blogueurs font le bilan des douze mois écoulés. Exercice obligé que je commence toujours, mais achève rarement. Soyons concis, soyons bref : seulement le bilan d’Orion en aéroplane. Pour le personnel, on verra plus tard… peut-être.

Une oeuvre du Musée national d’art de Catalogne

En 2018, j’ai publié 45 billets — pour un total de 84 000 mots. L’intérêt principal de ce genre de bilan, c’est de faire l’inventaire des articles publiés et de de vous permettre d’en (re) découvrir certains, s’ils vous avaient échappé. Lire la suite de cet article »

Cadeaux de Noël : quelques idées (de dernière minute) pour amateurs d’art

En panne d’idées de cadeaux de Noël ? Orion en aéroplane vient à votre secours avec quelques suggestions de beaux livres à offrir (ou à se faire) offrir ! 

Auguste Chatillon, Léopoldine Hugo avec un livre d’heures, 1836, huile sur toile, Maison Victor Hugo

Voilà mon petit plaisir de décembre : traîner dans les librairies et feuilleter les beaux livres en présentation… tout en résistant à l’envie de repartir avec l’intégralité de la boutique ! Je vous livre ici mes plus chouettes trouvailles, dont certaines sont déjà venues enrichir ma bibliothèque, tandis que d’autres sont fortement attendus au pied du sapin… Une sélection, qui, je n’en doute pas, sera à même de séduire certains lecteurs (ou futurs lecteurs) d’Orion en aéroplane. Lire la suite de cet article »

Une séléction de livres pour découvrir l’Histoire de l’Art

S’initier à l’Histoire de l’Art avec des livres, oui, mais lesquels ? Celui-ci vous tombe des mains parce que trop verbeux, alignant un tas de concepts compliqués et non explicités. Cet autre est bien joli, avec de belles images qu’on a plaisir à feuilleter, mais les explications, qui guideraient le regard, manquent également. Dans ce billet, je vous présente une petite sélection d’ouvrages chouettes pour (re)découvrir l’histoire de l’art. À quelques jours de Noël, n’est-ce pas une bonne idée ?

Une sélection de livres pour s’initier à l’Histoire de l’Art

Ce semestre, j’ai donné un cours d’initiation à l’Histoire de l’art et à l’analyse des images. S’agissant d’un cours optionnel d’initiation à des étudiants en Lettres, je ne voulais pas surcharger leur bibliographie d’ouvrages complexes qu’ils n’auraient de toute façon pas le temps de lire. Mon objectif premier étant qu’ils soient capables de mener une analyse d’oeuvre basée sur leur propre capacité d’observation et mon objectif second qu’ils acquièrent les bases de la culture générale en histoire de la peinture, j’ai favorisé, dans ma bibliographie, des ouvrages très généraux et synthétiques.

Effectuer cette sélection m’a amené à beaucoup fréquenter les bibliothèques publiques pour repérer des livres d’histoire de l’art accessibles, écrits de façon claire, limpide et agréable, et abondamment illustrés, afin de former l’oeil.

Pourquoi ne pas partager avec vous le résultat de cette exploration méthodique des étagères de la BPI et des bibliothèques de quartier parisiennes ? Je vous propose donc une sélection d’ouvrages, où certains, je l’espère, trouveront matière à garnir le pied de leur sapin.

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Une vie sous le parquet : le plancher de Joachim

Un menuisier confie sa vie au verso des planches qu’il assemble lors de la réfection du plancher d’un château perdu dans les Hautes-Alpes. Cent trente ans plus tard, ses écrits sont découverts au hasard d’un nouveau chantier. Soixante-douze courts textes, sur lesquels s’est penché l’historien Jacques-Olivier Boudon pour reconstituer la vie de Joachim Martin.

Couverture de l’ouvrage (détail)

Lorsque Le plancher de Joachim est paru, en octobre 2017, je me suis promis de le lire. L’annonce d’une conférence, à l’École des Chartes, m’avait alléchée et une émission sur France Culture achevée de me convaincre. J’attendais l’été pour savourer ces pages. Et puis la présentation d’un fac-similé d’une des planches de ce parquet à l’exposition « Graffiti » du Centre des Monuments nationaux m’a fait craquer. À peine rentrée de ma visite, l’ouvrage était déjà chargé sur ma liseuse ! Lire la suite de cet article »

Mary Cassatt et l’estampe

Univers délicat et silencieux : une femme à sa correspondance, une figure maternelle penchée sur son bébé, l’intimité de la toilette… impossible d’oublier les estampes subtiles de Mary Cassatt pour qui les a une fois admirées. Mais Mary Cassatt, c’est aussi l’une des figures les plus fascinantes de l’impressionnisme. D’abord parce qu’elle est l’une des rares femmes à s’être imposée dans ce milieu très masculin et relativement hostile aux artistes de son sexe, d’autre part parce qu’elle a développé un œuvre gravé des plus novateurs tant sur le plan technique qu’esthétique. C’est des estampes de Mary Cassatt que nous allons parler aujourd’hui.

Mary Cassatt, La Lettre, pointe sèche et aquatinte, impression en couleurs sur trois plaques, 1890-1891, New-York, The Metropolitan Museum of Art. Détail

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Bicyclettes au bord de l’eau : à vélo le long du canal de Bourgogne

Quoi de mieux pour occuper un long week-end du 15 août qu’un voyage à vélo ? Quatre jours, 250 km, dont 170 le long du canal de Bourgogne, qui relie l’Yonne à la Saône. Un itinéraire très accessible, bien aménagé et non sans jolis arrêts patrimoine que je suis heureuse de partager avec vous.

A vélo le long du canal de Bourgogne

Un voyage à vélo le temps d’un week-end (prolongé)

J’avais pourtant juré qu’au grand jamais, je ne suivrais encore un canal : trop plat, trop monotone… pas pour moi ! Mais pour le baptême cyclotouristique d’une amie, il ne fallait pas la dégoûter dès le premier coup de pédale, nous avons donc choisi une voie verte accessible, sûre et réputée, le canal de Bourgogne. L’occasion pour moi de me réconcilier avec les canaux. Loin de l’image monotone que j’avais gardée du canal du Midi ou des interminables lignes droites du canal de la Somme, le canal de Bourgogne nous a régalés de paysages variés. Ses multiples méandres et courbes étaient la promesse de jolis points de vue, d’envols de hérons cendrés surpris de notre présence soudaine. Et comment bouder un itinéraire globalement aussi bien aménagé ? Lire la suite de cet article »

Plongée dans Videomuseum et réminiscence de mon adolescence

Ces souvenirs d’adolescence qui ressurgissent quand on ne s’y attend pas. Aujourd’hui, je vais vous parler de mes années lycée, de mon rapport d’alors avec l’art contemporain, et de comment, onze ans plus tard, des images enfouies ont ressurgi à l’occasion d’une table ronde professionnelle.

En exclusivité, une photo de Peccadille adolescente, en 2006 dans une magnifique pose tout à fait spontanée.

Mardi 24 avril, j’assistais à la seconde session de « Can I Use It ? », une rencontre autour de la question des droits et usages des images dans le domaine de l’histoire de l’art. Ces rencontres sont proposées dans le cadre du programme « Iconautes, Images / Usages » porté par la Fondation de France et l’Institut national d’Histoire de l’art, qui vise à faire un état des lieux des pratiques de diffusion (et d’utilisation) des images patrimoniales. Lire la suite de cet article »

Une visite au Musée Granet à Aix-en-Provence

Profitant d’une intervention à l’Université d’Aix-Marseille, j’ai consacré quelques heures de mon séjour à la découverte du Musée Granet… Le Musée Granet, un nom familier à mes oreilles, qu’il me semble avoir lu ou écrit mille fois lorsque j’étais étudiante en histoire de l’art. Pour autant, je n’avais jamais eu l’occasion d’en découvrir par moi-même les trésors. C’est désormais chose faite.

Scénographie des salles d’exposition de peintures du Musée Granet à Aix-en-Provence

Du Musée Granet, je ne vous parlerai pas des Cézanne. Du moins, pas dans cet article, car le sujet est si vaste qu’il mériterait bien un billet à lui tout seul (il faisait d’ailleurs l’objet d’une exposition temporaire lors de ma visite).

La visite commence au sous-sol, où se déploient les peintures anciennes (XVe-XVIIIe siècles). Surprenante idée : habituellement, ce sont les collections d’archéologie que l’on relègue dans les sous-sols, bien plus rarement les tableaux (cela dit, à Granet, les objets archéologiques aussi sont au sous-sol). Lire la suite de cet article »

J’ai testé le guide de voyage sur liseuse électronique

Depuis ma récente acquisition d’une liseuse électronique, je multiplie mes expériences de lecture numérique. Une des dernières en date : un voyage à l’étranger avec la version Epub d’un célèbre guide touristique… Solution pratique ou mauvaise idée ?

Le Guide du Routard Amsterdam sur Liseuse Bookeen

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Le Panorama Mesdag à la Haye ou comment je me suis glissée dans la peau d’une spectatrice du XIXe siècle

La visite du Panorama Mesdag à La Haye a été l’un des moments forts de mon séjour aux Pays-Bas. Le hasard du voyage m’a donné l’occasion de faire l’expérience de ce qui fut l’une des attractions les plus goûtées du XIXe siècle, les Panoramas. J’avais, à ce sujet, un peu lu, regrettant affreusement qu’aucun de ces dispositifs n’ait été conservé à Paris, pourtant sacrée un temps capitale des Panoramas. J’étais loin de m’imaginer que j’aurais un jour la chance d’en visiter un et d’éprouver (au moins en partie) ce que les spectateurs d’il y a 150 ans pouvaient ressentir. Ce billet a pour but de vous restituer à la fois mes impressions de visite et les quelques connaissances acquises au gré de mes lectures.

Détail du Panorama Mesdag : vue vers La Haye

Que savais-je des panoramas avant de me rendre à La Haye ? Qu’il s’agissait d’attractions très à la mode au XIXe siècle. Loin de se résumer à la peinture panoramique qu’il contient, le panorama est avant tout un dispositif constitué d’une rotonde sur les murs intérieurs de laquelle est tendue une immense toile d’une dizaine de mètres de haut et d’une longueur pouvant atteindre une centaine de mètres. Sur cette toile est peint à 365 degrés un vaste paysage naturel, urbain ou une scène historique comme une bataille.

Depuis la plateforme du panorama Mesdag

En se plaçant au centre de la rotonde, sur une plateforme prévue à cet effet, le visiteur doit oublier qu’il se tient face à une peinture, mais au contraire avoir l’illusion qu’il est en plein air, devant la réalité. Fascinant exploit pictural ! Mais produit-il encore son effet sur un être du XXIe siècle, habitué aux images animées, qui a goûté au cinéma 3D et à la réalité augmentée ? Lire la suite de cet article »

Lecture numérique : bilan de trois semaines avec une liseuse

Dans le précédent billet sur la lecture numérique, je vous racontais ce qui avait décidé mon choix d’acquérir une liseuse électronique. Dans ce second volet, rédigé il y a un mois déjà, mais publié seulement maintenant, je vous propose un bilan après trois semaines d’utilisation de ma liseuse Bookeen. Précisons que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé : il ne s’agit pas d’un placement de produit mais le reflet d’une expérience personnelle entièrement décidée et financée par moi-même.  

Georges Croegaert, Georges, Leisure Hours, huile sur toile.

Je dois avouer : dès les premiers instants d’utilisation, j’ai su que j’étais conquise. Ma liseuse à peine déballée et allumée, j’avais grosso modo compris la prise en main et il m’a fallu quelques minutes pour charger une centaine de livres (tous issus de Gallica, des clés du patrimoine…).

Une livraison très attendue !

Premier constat – qui me fait immédiatement regretter de ne pas avoir passé le cap plus tôt – le confort. C’est la révélation : pas de pages à tenir, pas de crampes ni de fourmis parce qu’on est mal installé ou que le livre est trop lourd. Peut-être même vais-je renouer avec le plaisir de lire au lit ? Le confort, c’est aussi celui des yeux. Suivant l’environnement, j’active ou non le rétroéclairage et varie son intensité.

Seule une chose m’inquiète : vais-je m’habituer à cette brève page noire, une fois toutes les quatre pages (l’écran de nettoyage si j’ai bien compris). Huit cents écrans plus tard, je me rendrai compte que oui, sans souci. Lire la suite de cet article »

Encore un écran ! Comment j’ai choisi ma première liseuse éléctronique

Depuis un mois, me voici « lectrice numérique ». Oh, je lisais déjà beaucoup sur écran (pdf divers et variés, articles en ligne, numérisation sur Gallica). Non, ce qui est nouveau c’est que je fais désormais partie du petit pourcentage de Français équipés d’une liseuse électronique. Dans ce premier billet, je vous propose l’autopsie d’un choix. Un second suivra pour relater mes premières impressions, après quelques semaines d’utilisation

Josep Duran, Repassant Album, 1872, Barcelone, Musée de Catalogne

Encore un écran ! Les raisons d’un choix.

Ce qui m’étonne le plus, dans toute l’histoire que je vais vous raconter, c’est le temps qu’il m’a fallu pour sauter le pas et m’équiper d’une liseuse.
Dans mon imaginaire, les liseuses sont des objets réservés aux « gros lecteurs », catégorie dans laquelle j’ai du mal à me ranger, pour la bonne et simple raison que je ne lis quasiment pas de fiction. Je lis certes beaucoup, mais uniquement des ouvrages scientifiques, dans le cadre de mon travail ou de la rédaction de billets pour le présent blog. Mes lectures sont fragmentaires, documentaires, et les livres que je consulte (souvent des « Beaux Livres » d’art) ne se prêtent pas (ou mal) au format ePub.. et encore moins au support réduit et noir et blanc de la liseuse. Lire la suite de cet article »

Bonne année 2018 !

Chers lecteurs et lectrices d’Orion en aéroplane,

En ces premiers jours de janvier, je vous adresse mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Que 2018 soit pleine de belles découvertes patrimoniales et de ravissement pour les yeux !

Pour accompagner mes voeux, j’ai réalisé un petit stop-motion avec les moyens du bord. C’est la première fois que je me prête à un tel exercice et je me suis bien amusée ! Pour cette réalisation, j’ai repris une des figures de ma série de linogravure sur Khorsabad, que j’ai à nouveau gravée en linogravure, j’ai ensuite découpé chaque impression et imprimé au dos le message (également réalisé en linogravure). Une cinquantaine de photos plus tard et une petite heure de prise de tête avec le logiciel de montage vidéo, voici le résultat !

Je n’ai rien publié sur le blog depuis le 15 décembre. Je ne vous oublie cependant pas ! Les publications devraient reprendre très bientôt. J’avais simplement besoin de souffler un peu en cette fin d’année, qui a été très chargée et parfois un peu éprouvante. Que ceux et celles que j’ai laissé sans réponse me pardonnent ! Je vais essayer de rattraper mon retard dans les mails et messages privées dans les prochaines semaines.

Un indice sur le lieu où j’ai passé mes vacances (j’avais un peu l’impression d’être dans la peau de Manon Bril ;p )

Plusieurs nouveaux billets sont en préparation : trois comptes rendus d’expositions (Rubens, portraits princiers, qui se termine dimanche et que je vous encourage à aller voir, Le Pérou avant les Incas au Quai Branly et Exquises Esquisses, que j’ai eu la chance de voir pendant les vacances, lors d’une correspondance à Dijon). Mais avant de vous raconter tout ça, j’aimerai me plier à mon exercice obligé du bilan 2017… Encore un peu de patience !

Je profite de ce post pour remercier encore une fois la communauté de lecteurs que vous formez, pour vos encouragements, vos partages sur les réseaux sociaux, vos commentaires, vos gentils messages. Ma reconnaissance va aussi tout particulièrement à ceux, qui, depuis décembre 2016, ont fait le choix de soutenir Orion en aéroplane sur Tipeee. Cette aide financière m’est précieuse, et j’espère, en 2018, ne pas vous décevoir en atteignant l’objectif fixé d’un billet par semaine 🙂

 

Surprise ! Une vente de Noël de mes linogravures :)

Nous sommes déjà le 15 décembre et j’ai bien peu publié sur le blog ce mois-ci. Pour une fin d’année où je pensais vous abreuver de nouveaux billets, c’est un semi-échec. Un peu trop de travail et d’urgences à traiter avant les vacances, ce qui m’a obligé à même abandonner mon calendrier de l’avent pourtant préparé avec amour… Heureusement, même dans ces périodes un peu intenses, il y a des bonnes nouvelles. 

Quelques linogravures proposées lors de la vente.

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Ma contribution à WikiLovesMonuments 2017

J’imagine que vous faites comme moi : vous cherchez des infos sur un château, des peintures d’un artiste ; Google vous amène à Wikipédia et Wikipédia vous amène à Wikicommons, cette immense photothèque mondiale et libre de droits. Parfois vous trouvez votre bonheur, d’autres fois non.

Galerie des chevaux du château d’Oiron. Photo personnelle (Peccadille) déposée en CC BY-SA sur Wikicommons

Wikicommons, j’en use et j’en abuse. Je suis, depuis longtemps, une grande utilisatrice de Wikipédia, un projet dont j’admire la force et l’architecture. Je me disais, depuis longtemps aussi, qu’il fallait que j’y contribue, notamment sur le volet « images ». Dix ans à évoluer dans le milieu de l’histoire de l’art, ça fait un beau stock de photos qui dort sur un disque dur. Cinq ans de blogging culturel aussi : un beau gisement de clichés de monuments difficilement accessibles hors Journées du Patrimoine…

Dommage de garder tout ça pour moi, d’autant que j’estime qu’il me faut rendre au Web un peu de tout ce qu’il m’a donné. Avoir un blog. Contribuer à des projets Wikimédia. Lire la suite de cet article »