Le bilan 2018 d’Orion en aéroplane

C’est le marronnier de la fin d’année : tous les blogueurs font le bilan des douze mois écoulés. Exercice obligé que je commence toujours, mais achève rarement. Soyons concis, soyons bref : seulement le bilan d’Orion en aéroplane. Pour le personnel, on verra plus tard… peut-être.

Une oeuvre du Musée national d’art de Catalogne

En 2018, j’ai publié 45 billets — pour un total de 84 000 mots. L’intérêt principal de ce genre de bilan, c’est de faire l’inventaire des articles publiés et de de vous permettre d’en (re) découvrir certains, s’ils vous avaient échappé.

Quatorze expositions chroniquées

Parmi ces quarante-cinq billets, huit sont des comptes rendus d’expositions : Pieter de Josselin de Jong (Musée Mesdag, La Haye), Le Pérou avant les Incas au Musée du Quai-Branly (2017), Exquises Esquisses au Musée Magnin (Dijon), Guernica au Musée Picasso (Paris), L’anatomie d’une fleur. Modèles botaniques en papier-maché du Docteur Auzoux au Musée national de l’Education (Rouen) et, dernièrement Mirabilis au Palais des Papes à Avignon. Mes deux préférées demeurent celles proposées au printemps dernier par le département des Arts graphiques du Musée du Louvre : En société, les pastels du XVIIIe siècle et La France vue du Grand siècle. Dessins d’Israël Silvestre (1621-1691).

À ces huit expositions chroniquées, s’ajoutent les six dont je vous ai parlé dans mon gros billet sur les expositions estivales :

  • Âmes sauvages. Le symbolisme dans les pays baltes (Musée d’Orsay),
  • Chagall, Lissitzky, Malévitch. L’avant-garde Russe à Vitebsk (Centre Pompidou),
  • Kupka, pionnier de l’abstraction (Grand Palais),
  • Mary Cassatt, une impressionniste américaine à Paris (Musée Jacquemart André),
  • Eugène Delacroix  (Musée du Louvre),
  • Enfers et Fantômes en Asie (Musée du Quai Branly)

Je regrette d’ailleurs un peu ce format, qui avec le recul me paraît indigeste. Dans l’urgence des départs en vacances (et des derniers jours d’ouverture, pour la plupart de ces expos), il m’avait semblé judicieux de tout publier d’un bloc, quitte à faire long, trop long. Peut-être redécouperai-je un de ces jours ce billet en six plus digestes notes, histoire d’assurer un meilleur référencement à chacune d’elle.

Au total, donc, quatorze expositions chroniquées. Un bon chiffre comparé aux années précédentes, bien que cela ne représente qu’à peine 20 % des expositions que j’ai vues dans l’année…

J’ai longtemps été dubitative quant à l’intérêt de ces billets : les dossiers de presse fournissent en général une matière conséquente aux curieux, les blogueurs culture sont légions à chroniquer les expositions parisiennes, sans parler des excellents articles que l’on peut lire dans certains titres de la presse spécialisée… À quoi bon y aller de mon propre compte rendu ?

Mais je sais certains lecteurs — notamment ceux vivant loin de Paris — très attachés à ces visites par procuration… Et comme je suis heureuse quand l’un de vous me dit avoir été décidé à se rendre à telle ou telle expo grâce à mon blog ou mes tweets !

Il demeure que ces billets, une fois l’exposition terminée, sont très peu fréquentés : je m’efforce pourtant d’y produire un contenu pérenne ! Je veille notamment à insérer des vues d’ensemble pour témoigner de la scénographie, car c’est typiquement le genre de contenu que je recherche moi-même quand je n’ai pu visiter une expo.

Vampires sauteurs – exposition « Enfer et fantômes d’Asie », Musée du Quai Branly

En 2019, je vais essayer de me montrer plus rigoureuse dans la tenue de mon « carnet d’expo » — en adoptant peut-être des formats plus courts afin d’alléger ma charge de travail. Mais dois-je préférer le format un billet, une expo, ou proposer des comptes rendus mensuels des expositions visitées ? Je réfléchis également à abandonner mon ambition illusoire d’exhaustivité pour préférer des focus sur quelques œuvres ou objets coup de cœur, afin d’apporter une réelle plus-value et un contenu différent de ce que l’on peut lire ailleurs.

Récits de visite

Outre ces comptes rendus d’exposition, j’ai publié en neuf récits de visite dans divers musées et monuments. Là encore, on est loin de l’exhaustivité : combien de musées passionnants ai-je visités sans avoir le temps de vous en entretenir !

Orion en aéroplane prend des allures de blog de voyage

En 2018, j’ai remporté une petite victoire sur moi-même : réussir à jouer (un petit peu) les blogueuses-voyages. Je vous ai parlé, par touches, de mon voyage aux Pays-Bas du mois de février, et surtout de mon rail-trip en Espagne, bien que j’ai échoué à publier le dernier volet sur Gérone, pourtant mon coup de cœur du séjour… On se rattrapera en 2019 !

Le décalage, ça me connait : en 2018, j’ai enfin terminé de vous parler de mon été 2017, avec le dernier de mes billets sur le Berry, consacré au village de Sainte-Sévère et au souvenir de Jacques Tati. J’ai également publié le récit de mon voyage à vélo le long du canal de Bourgogne (Août 2017). Mes récits de cyclotourisme vous plaisent bien et on m’en fait régulièrement l’écho.

En 2019, je continuerai à creuser le décalage chronologique, puisque je publierai trois billets sur des voyages passés : un focus sur le puits de Moïse, admiré lors du parcours le long du canal de Bourgogne, et deux billets sur le Loiret, où j’ai passé mon week-end de la Toussaint 2018. Je les garde sous le coude pour les périodes de creux qui ne tarderont pas, je le crains, à venir.

Je note également l’idée, soufflée par Florine, une fidèle lectrice du blog, de créer une carte interactive de tous mes billets « voyages » afin qu’ils puissent servir à d’autres pour préparer des séjours.

Des estampes, toujours des estampes !

Autre grande satisfaction de 2018, vous avoir souvent parlé d’estampes. Longtemps, sur ce blog, j’ai peiné à partager avec vous mon cœur de spécialité, la gravure. Peur d’écrire des bêtises ou de ne pas être exhaustive quand j’étais étudiante, difficulté à synthétiser par la suite… Il semblerait que ces blocages soient derrière moi désormais… et heureusement, car en 2019, si je veux maintenir le rythme des publications sur Orion, je n’aurai d’autres choix que de vous parler plus souvent de mes recherches et de mes enseignements… en les vulgarisant bien sûr !

En 2018, au rayon estampe, je vous ai donc parlé de :

Une nouvelle rubrique « lecture » ?

Troisième accomplissement de l’année écoulée : vous avoir un peu parlé de lecture. Depuis longtemps, je veux écrire sur les beaux livres qui peuplent ma bibliothèque, de ceux qui me font rêver sur les étals des libraires…
Je n’y suis pas encore parvenue (« je déballe ma bibliothèque », cela viendra un jour), mais j’ai tout de même opéré un tournant, grâce notamment à l’arrivée d’une liseuse électronique dans ma vie. Je vous expliquais les raisons de ce choix dans ce billet et partageais mes premières impressions de nouvelle lectrice numérique dans cet autre. J’ai même testé le guide de voyage sur liseuse ! Et cela vous avait plu : il faudrait maintenant que je publie un bilan d’un an de lecture sur liseuse !

La liseuse, un outil tout terrain 😉

Plus récemment, j’ai mis en ligne une sélection de livres pour débuter en Histoire de l’art, et un autre de beaux livres pour Noël. J’allais aussi oublié mon compte-rendu du Parquet de Joachim, qui a tant plus aux amateurs de généalogie lecteurs de ce blog ! Si ce nouveau format vous plaît, je le poursuivrai probablement.

Une sélection de livres pour s’initier à l’Histoire de l’Art

Temps forts de l’année 2018

En parcourant les archives de l’année écoulée sur Orion, je mesure combien elle a été riche et combien ma pratique du blogging s’est libérée ces dernières années — depuis notamment ma série de billets réflexifs sur ce qu’est le blogging culturel. Je suis extrêmement satisfaite de quelques expériences menées cette année, comme le compte rendu-fleuve (quatre billets !) que j’ai consacré au Salon du livre rare, publié dans des délais très courts (dans la dizaine de jours qui a suivi l’événement).

Autre motif de fierté : avoir mis en ligne des contenus personnels, comme celui sur mon premier contact avec l’art contemporain ou les deux sur ma relation amicale avec Judith Rothchild. Je m’étais déjà timidement aventurée sur ce terrain par le passé avec un billet sur mon rapport intime au Louvre et un autre sur les images d’art.

L’atelier de Judith Rothchild, dans le sud de la France – photographie personnelle – reproduction interdite

Et pour finir, deux billets « hors catégorie » mais chers à mon coeur, celui consacré à Atget et cet autre consacré aux enfants d’Houdon.

Bilan d’une année et perspective sur une autre…

Quarante-cinq billets publiés en 2018, 163 000 pages vues, des statistiques de fréquentation du blog en hausse : je devrais être pleinement satisfaite… mais en vérité, je ne le suis qu’aux trois quarts. Mon objectif de 2018 était 52 billets publiés dans l’année (soit un par semaine). J’échoue près du but (et vraiment de justesse si on compte les cinq billets écrits, mais non mis en ligne faute de temps). La fatigue accumulée ces derniers mois et ma charge de travail en fin d’année ne me laissaient plus le loisir de bloguer. Mesure-t-on vraiment tout le travail que nécessite la mise en ligne d’un seul article, entre l’écriture, la relecture, les corrections, la mise en page, le choix des images, le légendage, les liens, l’annonce sur les réseaux sociaux… Il est vrai que sur ce dernier point, j’ai totalement lâché l’affaire : je ne mets plus à jour la page Facebook du blog depuis plus de deux mois, à peine le Twitter dédié, je fuis Instagram… Trop chronophage, trop propice à la procrastination, trop… d’écrans.

Et j’avoue qu’entre ce délaissement des réseaux sociaux et le ralentissement de mon activité éditoriale, ma peine à répondre aux commentaires et aux mails — qui me font souvent pourtant très plaisir — j’ai le sentiment amer d’avoir perdu le lien qui me reliait à certains lecteurs fidèles de ce blog, et d’être, pour d’autres plus proches encore, une mauvaise amie. J’en suis désolée et peinée, car je mesure à quel point c’est ma faute. Je confesse aussi mon besoin de plus en plus pressant de passer du temps loin des écrans… Ainsi ce billet est d’abord né sur du papier, et, en l’écrivant, je me demandais si j’aurais le courage de passer 30 à 45 minutes à le saisir à l’ordinateur, ou s’il resterait là, dans le cimetière des billets commencés et jamais terminés.

Les carnets dans lesquels naissent les billets d’Orion en aéroplane…

Mais arrêtons de nous lamenter : je sors des vacances de Noël fraîche et reposée (j’ai veillé à limiter les excès), pleine d’idées et d’entrain pour débuter l’année (et avec déjà, au 3 janvier, trois billets prêts à être mis en ligne !).
Je réitère donc l’objectif de 52 billets dans l’année, et de tester de nouveaux formats en 2019.

Enthousiasme en début d’année, pic d’activité en avril-mai, coup de mou en juin, espoir en septembre et capitulation en octobre : le rythme de mes publications en 2018.

Ma vie professionnelle reprenant le chemin de la recherche, il va falloir que je trouve un équilibre nouveau entre cette activité scientifique et le blogging. Cela nécessitera quelques réajustements de la ligne éditoriale d’Orion en aéroplane, à savoir des billets de vulgarisation sur mon objet de recherche — un défi qui ne me déplait pas.

En plein catalogage des vues d’optique du Musée Boucher-de-Perthes

Au terme de ce billet, il est temps de remercier ceux sans qui Orion en aéroplane aurait du mal à voler : les amis, followers proches, lecteurs fidèles, qui me soutiennent, notamment quand je doute. Je tiens aussi à remercier particulièrement ceux qui depuis deux ans, contribuent au financement d’Orion en aéroplane sur le site Tipeee. Leur soutien est précieux et me soulage de quelques frais liés à l’activité du blogging. En 2018, la cagnotte m’a permis d’acquérir un nouvel appareil photo, et la qualité visuelle des illustrations s’en ressent. En 2019, j’espère consacrer cet argent à la refonte du design du blog, un chantier que je lancerai, je l’espère, à l’été.

Et enfin, une pensée particulière à Jean-Michel Girardot, qui effectue sur ce blog un travail invisible, mais néanmoins infiniment précieux, et ce depuis plusieurs années : la traque aux fautes d’orthographe. Sans son concours régulier et prompt, l’éditorialisation d’Orion en aéroplane serait bien malaisée.

Un commentaire sur “Le bilan 2018 d’Orion en aéroplane

  • 5 janvier 2019 à 13 h 49 min
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    je ne sais pourquoi, en parcourant votre billet, l’envie m’est venue d’écouter à nouveau Gérard Manset, « la mort d’Orion ».
    (notamment « élégie funèbre »). Alors je suis retourné sur votre parcours de 2018, et j’ai trouvé l’enchantement, la découverte et le professionnalisme. L’aéroplane tout comme l’aréopage entourant vos connaissances, je les suivrai avec plaisir cette année encore. Meilleurs vœux et au plaisir de vous lire, à quelques centimètres au-dessus de la Terre…

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