Un an (et demi!) de linogravure, un bilan

Voilà un peu plus d’un an que je pratique régulièrement la linogravure et je voulais prendre le temps de rédiger un petit bilan d’étape — noter mes progrès, mes projets, partager mes découvertes (je reçois de plus en plus de mails à propos de matériel), relayer les conseils que des gens plus expérimentés m’ont offerts. Bref, de mesurer le chemin parcouru depuis la parution de mon billet « mes débuts en linogravure« . Je voulais initialement le faire pour les six mois, mais mille autres choses sont venues s’accumuler. Alors, je le confesse : l’article a été écrit pour les un an, mais le temps que je publie, il s’est écoulé encore six mois supplémentaires.

Johanna Daniel Linogravure

Mon plaisir de l’été ? Faire de la linogravure sur mon mini balcon parisien

La linogravure, ma meilleure recette contre l’anxiété !

Il faut reconnaître que ces six derniers mois, j’ai un peu moins pratiqué que les six précédents, trop accaparée par le rythme universitaire, par la création de mon entreprise, puis par la frénésie estivale des voyages. Depuis la désormais célèbre « bite ailée » (mon best-seller), conçue pour la Saint-Valentin, je n’ai mené à bien presque aucun projet, mais je ne désespère pas.

Si les gouges et les crayons doivent trop souvent rester rangés (selon la définition toute relative que j’ai de ce mot), je les retrouve toujours avec plaisir, le temps d’une soirée ou d’un week-end. Graver reste ma meilleure recette de relaxation : concentrée sur la plaque, j’oublie tous mes soucis. Dois-je maintenant avouer qu’il y a un an (et demi), quand je me suis mise sérieusement à la linogravure, c’était pour occuper les journées trop longues d’un arrêt maladie et que cette activité minutieuse s’est révélé le meilleur expédient à mon anxiété ?

Inventaire des linogravures achevées

En un an, j’ai achevé quelques plaques :

  • mes deux mascarons inspirés du Pont-Neuf et dont j’aimerais étendre la série. J’en ai même transformé un en T-shirt, mais je maîtrise encore très mal l’impression sur tissu pour espérer reproduire l’expérience;

Série des songes drolatiques

  • la bite ailée, qu’on ne présente plus. Elle est inspirée d’une gravure libertine du XVIIIe siècle, que m’a dégotée Raconte Moi l’Histoire. Un motif qui a amusé — et choqué parfois (coucou Papa !). Elle fait à la fois référence à la gravure libertine du XVIIIe siècle, donc, mais aussi aux amulettes antiques : les Romains utilisaient de telles figures comme ex-voto ou comme symbole de fertilité. Certains m’ont reproché le caractère phallocratique de la chose, mais je vois plutôt dans le motif que j’ai dessiné (inspiré des ailes d’Asterix, je vous prie !) une certaine dérision.;

… et des projets inachevés (liste évidemment beaucoup plus longue)

Voilà pour les projets achevés. Celle des projets inachevés est tellement longue que je crains de ne pas avoir le courage d’aller au bout de mon inventaire.

En octobre, j’ai suivi un stage de gravure avec Jérémy Liron à l’URDLA, très belle expérience que j’avais relatée dans un billet de blog. Je n’ai fini qu’une des deux planches entamées à cette occasion, mais faute d’une presse assez grande pour l’imprimer, elle reste dans mes cartons. L’autre, en deux couleurs, est presque finie, mais il me faudrait faire preuve d’une grande aisance au repérage pour l’imprimer, et pour l’instant, je ne m’en sens pas en capacité.

Côté inachevé, il y a toujours ma salle Labrouste, commencée juste après la balustrade parisienne et dont je ne suis toujours pas venue à bout. Il faut dire, ce motif m’a beaucoup enthousiasmé avant de me désespérer. Impossible de rattraper mes erreurs de perspective au niveau du sol. J’avoue que je caresse sérieusement l’idée de tout recommencer.

J’ai aussi entamé une série sur les antiquités néo-assyriennes du Louvre. Depuis toujours, la salle de Khorsabad est l’objet de toutes mes rêveries (il faudra d’ailleurs que je lui consacre un jour le billet de blog qu’elle mérite, comme je l’avais fait pour la collection londonienne). Le relief du transport des cèdres du Liban a souvent excité ma fibre créatrice, bien avant que je ne me mette à la gravure. C’est donc tout naturellement que je me suis lancée dans une série de gravures figurant les taureaux ailés, appelés Lamassus, avant de m’attaquer aux lions ailés et aux génies protecteurs. J’ai travaillé d’après des photographies et d’après des dessins archéologiques du XIXe siècle. Le projet est bien avancé, mais je manque de courage pour m’atteler à l’impression (c’est physique !).

Le Louvre est une grande source d’inspiration : je crois bien que je vais essayer de réaliser un ensemble complet sur le musée : ces derniers mois, j’ai gravé une de mes perspectives préférées sur le Palais, celle qu’on a depuis le passage de Richelieu, en arrivant de la rue de Rivoli. J’aime particulièrement les contrastes d’ombres et de lumières entre le passage sombre et la cour baignée de soleil, ainsi que le jeu des reflets sur la pyramide de verre.

Un regret cependant : ne pas avoir gardé les personnages qui animaient la photographie, mais je suis trop mauvaise en dessin, je n’ai pas osé m’y attaquer. Il faudra que je surmonte ce problème, car les paysages vides, c’est un peu triste.

Toujours au Louvre, j’ai entrepris une autre lino, ce coup-ci en recopiant un détail que j’adore d’une Vierge à l’Enfant du XVe siècle. Je suis absolument fascinée par la beauté des vêtements sur les tableaux médiévaux et Renaissance, et notamment les damas brodés d’or. J’ai acheté spécialement pour cette estampe du papier coloré (bleu) et de l’encre dorée : il me tarde de tester les impressions. Malheureusement, ce n’est pas pour tout de suite, j’avance comme un escargot !

J’ai aussi très envie de me lancer dans des vues urbaines. D’abord, c’est un sujet que j’aime beaucoup (rappelons que c’est en partie l’ouvrage de Joëlle Jolivet qui m’a donné cette fièvre de l’estampe.

Tour Perret à Grenoble, au début de la gravure.

J’y vois aussi peut-être un moyen de financer le présent blog en associant à chaque voyage culturel une ou deux vues gravées des monuments visités. J’ai fait un premier test avec une vue de Saint-Maclou de Rouen (oh, en voici une que j’ai oubliée à mon inventaire !), dont je suis plutôt contente et je me suis lancée, dans sa suite, dans une vue de la tour Perret de Grenoble.

Trucs et astuces matos et technique : les leçons d’un an (et demi !) de linogravure

Voilà l’état des lieux de mes projets en cours. Mais l’objectif de ce billet, c’est aussi de vous livrer quelques retours d’expériences sur les aspects techniques et notamment de matériel. Je dois beaucoup aux conseils que l’on trouve sur internet, notamment sur le groupe Facebook Parlons Gravures et sur Linocut Friends, mais aussi au fabuleux fanzine de Tanxxx, avec lequel j’ai pris ma première leçon de lino (c’est bien meilleur que tous les bouquins que l’on trouve en librairie, une pépite !).

À ce stade et forte de ma petite expérience, il me semble normal d’apporter à mon tour ma petite pierre à l’édifice.

Note : tous les produits dont je parle ici se trouvent facilement sur le marché, dans les boutiques de matériel d’art ou créatif. Je vais de préférence au Géant des Beaux-Arts où les soldes sont fréquentes, mais je commande aussi sur internet chez Schleiper (prix attractifs, livraisons gratuites, mais minimum de commande à 50 euros). Pour les commandes spécifiques de papier, on m’a recommandé JoopStoop, boutique spécialisée dans l’estampe. Il y a aussi, à Paris, Charbonnel et Boesner. Pour les loisirs créatifs, je me rends aussi de temps en temps chez Rougier & Plé, mais je trouve souvent les prix plus élevés que chez les concurrents. 

Gouges (… et gougères)

J’ai débuté la linogravure avec un kit de lino entrée de gamme, qui offre l’avantage de se lancer sans trop délier les cordons de la bourse (l’essentiel pour moins de 40 euros, le cadeau de Noël idéal). Mais une fois le virus de la linogravure attrapé, on aspire vite à des produits plus haut de gamme. Je me suis donc équipée, au gré des anniversaires, Noëls et fêtes d’un petit ensemble de gouges Pfiel (20 euros l’unité, ce qui représente vite une fortune) : un U moyen, un U fin, un V fin, deux larges gouges (pour enlever de la matière en un temps record, d’où leur surnom de « bulldozer ») et une lame droite, dont je ne sais toujours pas me servir.
Je suis très contente de ces outils, très agréables à prendre en main. Seul inconvénient, il faut, contrairement aux lames jetables, les affuter régulièrement et je dois avouer que l’opération m’angoisse encore beaucoup aujourd’hui.

Une de mes gouges Pfeil

J’ai aussi acquis des kits lino Abig, qui me servent notamment lorsque je voyage ou pour initier des amis. Pour 7 euros et quelques centimes, on dispose d’un ensemble basique avec un manche en bois, beaucoup plus confortable que ceux en plastique du kit de démarrage.

Kit Abig de linogravure. Un manche, 5 lames (dont 4 gouges). Parfait pour débuter, 7/8 euros en magasin.

Linoléum, graver le sol de la cuisine ?

Côté support, je commence à affirmer mes goûts : je n’aime définitivement pas la soft cut, ce support trop souple, trop plastique, mais plus facile à creuser pour les petites mains des enfants. Je n’apprécie pas non plus le lino gris, trop friable et trop clair (il n’y a pas assez de contraste entre les creux et les reliefs). J’utilise surtout le lino marron, que je trouve facilement chez mes fournisseurs (Géant des Beaux-Arts et Schiepler). Tanxxx conseille le lino vert, plus épais, mais il m’a fallu des mois pour que je mette la main sur un échantillon au Géant des Beaux-Arts, et il coûte le double du lino marron. J’attends maintenant une occasion de le tester.

Astuce pratique : plus vous prenez une grande surface, moins ça coute cher : j’achète des plaques A3 que je redécoupe selon mes besoins. Attention, quand on commande sur internet, les sites des vendeurs ne sont pas toujours précis dans les fiches produits (couleur, épaisseur) aussi vérifiez bien les références avant de valider.

Trucs et astuces d’une nulle en dessin

Pour le report du motif, j’ai fait de gros, d’énormes progrès. Fini le laborieux travail au calque que l’on voit dans ma vidéo de l’été dernier : je suis passée au papier carbone, beaucoup plus efficace et relativement bon marché (50 c. la feuille A4). La technique fascine les enfants qui ne l’ont logiquement jamais utilisée. On place la feuille carbone contre le lino, face la plus sombre vers le support. On fixe au dessus la feuille avec le motif à reporter (moi je la scotche toujours, cela évite de bouger !) puis on repasse les traits comme pour un calque. Magique : même sans appuyer, le trait est net et bien lisible ! Comble du bonheur : le carbone se réutilise (il n’y a pas de petites économies !). Attention cependant à anticiper l’inversion du motif à l’impression, car contrairement au calque, on n’a pas de coup de chance !

Récemment (cet été en fait), Véronique Agostini m’a révélé son secret d’atelier : au papier carbone, elle préfère le papier Saral, qui fonctionne sur le même principe. Avec ses couleurs flashy (jaune, rouge…), il rend le travail très lisible. En revanche, il est un peu pulvérulent par rapport au papier carbone, et je ne sais pas comme il réagit au lavage de la plaque après un tirage d’essai (le papier carbone lui, résiste très bien). Le coût, non plus, n’est pas le même : j’ai déboursé 30 euros pour acquérir un rouleau de 3m66 par 30 cm.

Mamie binocles

Outil indispensable pour moi vu ma passion de la précision, j’ai reçu à Noël une lampe-loupe grossissante qui me facilite grandement la vie… La mienne a été achetée dans un magasin de maquettes sans étude de marché préalable, alors je ne sais pas si je dois particulièrement recommander le modèle, d’autant que c’est drôlement encombrant.

Les joies de l’impression

ma presse à linogravure

Là où j’ai gagné le plus en équipement, c’est bien du côté de l’impression. Pour mon anniversaire, mes proches m’ont offert une petite presse dite « d’école », la FOME Basic 3621. Un choix dicté par des contraintes de place — mon atelier est… ma cuisine — et budgétaire (hors de question de mettre 1000 euros dans ma première presse !).

Ma presse, quelques jours après son arrivée à la maison <3

Le choix était cependant risqué, car je n’avais lu que du mal sur internet et plusieurs graveurs bien plus expérimentés que moi me l’avaient déconseillée. Pourtant, à ce prix [175 euros], ce n’est pas une mauvaise affaire. Il faut cependant un peu bricoler pour l’améliorer, mais de cela, j’en parlerai une autre fois.
Bien sûr, je préférerais posséder une presse à épreuve typographique, mais ce genre de trésor ne se trouve pas d’un claquement de doigts.

Mes améliorations pour utiliser plus pleinement ma presse FOME : des « rails » fixés sur le plateau, pour faciliter la montée de la matrice et un repérage au feutre sur un transparent, fixée au plateau

J’ai acquis la mienne chez Schlieper, un revendeur belge, qui la propose à une centaine d’euros de moins que ses concurrents français. Elle est présentée comme une presse taille-douce, mais je l’ai surtout vue utilisée pour la lino.

La bonne odeur de l’encre

Côté encre, j’ai aussi fait des progrès. J’ai enfin sauté le pas et testé de l’encre typo qui donne des résultats beaucoup plus satisfaisants que l’encre à l’eau que je réserve désormais à mes tirages d’états et d’essais.

Les encres que j’utilise actuellement : encre à l’eau Schmike (bof) ; encre à l’eau Gerstaecker ; encre typo Charbonnel AquaWash (qui se nettoie à l’eau).

Le problème de l’encre typo, c’est qu’il faut la nettoyer — et que ça ne part pas à l’eau. Je suis passée par toutes les étapes — et le plus profond désespoir : l’huile végétale, l’essence, l’éponge, avant d’avoir la révélation grâce à Raùl Villullas qui me donne un cours de lino : il faut accepter de sacrifier des vieux chiffons et le nettoyage va tout seul avec une petite goutte d’essence F. Maintenant, j’utilise l’essence pour mes linos et de l’huile pour mes outils.

L’autre souci de l’encre typo, c’est qu’elle met plusieurs semaines à sécher, il faut donc être très patient (et avoir de la place).

Pour encrer aussi, j’ai pas mal tâtonné : j’ai compris qu’il fallait accepter de « vendre un rein » pour acheter un bon rouleau encreur [30/40 euros l’unité, une somme !]. Si j’avais pu, j’aurais mis encore plus, car la qualité du rouleau est vraiment essentielle à la belle impression.

Mon fidèle rouleau

Je travaille mon encre sur une plaque de plexi épais. C’est moins confortable que le verre, car ça se déforme un peu, mais c’est beaucoup moins fragile et je ne crains pas de casser ma plaque.

Encrage d’une matrice lors d’un atelier (la gravure est l’oeuvre d’une participante). Au premier plan, mon plexi pour l’encrage.

Folies papetières

Côté papier, je ne fais pas encore de folie : je guette les soldes pour faire mon stock de papier Canson impression, un des meilleurs rapports qualité/prix que j’ai trouvé. Je commence à tester, au gré de mes commandes, d’autres papiers. J’ai adopté les blocs Clairefontaine Paint’On pour mes cartes de vœux et autres bites ailées. J’en suis contente, même si je cherche toujours l’astuce pour me débarrasser de la colle qui maintient les feuilles ensemble.

Mes cartes de Noël, imprimées sur du papier Paint’On A5 (que je plie ensuite en deux)

J’ai récemment testé le papier « lino » vendu par le Géant, et j’en suis contente aussi.

Mes trois papiers préférés : le papier japonais (à droite), le papier canson édition (au centre) et le papier linogravure (à gauche)

Pour les impressions manuelles, sans presse, mais avec un baren (ou une cuillère en bois), j’utilise du papier japonais, très fin (32 gr). Il faut juste faire attention au moment de l’impression, car le papier se déchire facilement.

Tout ce matériel nouveau s’entasse dans un coin de la cuisine sur une pauvre table de camping usée. À l’automne (oups, c’est maintenant), je me lance dans un grand chantier : la construction d’un vrai établi pour ranger tout cela !

Partager sa passion

L’événement de ces six derniers mois, c’est que j’ai commencé à partager ma passion pour la linogravure en donnant mes premiers ateliers d’initiation !

Tout a commencé en janvier dernier grâce à l’enthousiasme de mes amis. À force de me voir creuser le lino, certains voulaient s’y essayer, mais n’osaient pas, d’autres s’étaient acheté un kit ;… Et si on organisait une journée de gravure entre amis, autour de pizza et de gâteaux ? J’ai poussé les meubles, acheté un peu de matos et convié quelques proches à une journée qui s’est révélée aussi riche que sympathique. J’ai adoré partager mon loisir et mes amis ont créé de superbes choses. Enthousiastes, Ariane et Clément ont beaucoup tweeté sur le bon moment qu’on avait vécu tous ensemble.

Suite de ça, le musée national de l’éducation m’a proposé de venir animer un stage d’initiation pour adultes, puis pour enfants. Deux super expériences, qui m’ont confortée dans l’idée que j’aimais beaucoup ce format de partage et de création, d’autant qu’il me permet d’allier pratique artistique et médiation culturelle puisque mes deux ateliers étaient connectés à l’histoire et aux collections de l’institution qui m’accueillait. Pour les adultes, nous avions choisi le thème du quartier Eau-de-Robec à Rouen (où se trouve le musée) et les vues gravées du XIXe siècle. Pour le stage « vacances aux musées », l’objectif était de créer avec les enfants un panneau sur les animaux inspirés des planches pédagogiques du XIXe et du début du XXe siècle.

Réalisations des participants à mon tout premier atelier de linogravure, au Musée national de l’Education, à Rouen !

Après Rouen, j’ai été à Bayeux, à l’invitation de la médiathèque pour animer un atelier de fabrication d’ex-libris à l’occasion des Journées du Patrimoine. Une opération renouvelée sur le même thème à la BNF dans le cadre des #RDVGallica. Et d’autres rendez-vous de ce type sont à venir !

Tous ces ateliers ont été de super moments de partage et d’échanges avec les participants, qui ont créé des très belles choses. J’adore le moment magique de la première impression, quand les participants découvrent émerveillés leurs créations, et ce petit cri de surprise, celui que j’ai eu aussi la première fois : « oh, mais c’est réussi, en fait ! ». La linogravure est une technique tellement généreuse, pleine de surprises, qui donne confiance en soi ! 😃

Je retire beaucoup de choses positives de ces ateliers — le plaisir de transmettre, les échanges avec les participants (dont des lecteurs du blog, que j’ai été heureuse de rencontrer !). Merci à tous ceux qui sont venus tenter l’expérience ! Je suis vraiment heureuse de savoir que l’aventure continue…

Perspectives

Depuis la rentrée (et je l’avais prédit en écrivant ce billet, cet été), je dois me battre avec moi-même pour m’épargner des temps de linogravure, sans me laisser submerger par le travail. L’objectif ces prochains mois, c’est de réussir à réserver quelques heures par semaine à la pratique, d’autant que j’aspire à entrer dans un atelier pour pouvoir échanger avec d’autres graveurs et disposer d’un espace d’impression plus confortable que ma cuisine.

Système D pour le séchage des épreuves…

J’ai commencé à prendre des cours de gravure auprès de Raùl Villullas et je me sens, à ses conseils, progresser de plus en plus vite. Échanger avec d’autres pratiquants, regarder leurs estampes, les écouter en parler, voilà) la chose qui aide à grandir dans sa propre appropriation de la technique… C’est aussi ce à quoi je vais consacrer mes prochains mois !

En route pour de nouvelles aventures !

 

13 commentaires sur “Un an (et demi!) de linogravure, un bilan

  • 15 octobre 2017 à 14 h 06 min
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    Ahlala quel billet génial ! Du genre super long mais qui aurait pu continuer des heures sans que ça me pose le moindre problème… J’adore lire toutes tes réflexions et expérimentations, et je suis contente de connaître enfin le secret de tes « décalquages » parfaits ! Je retiens quand même de tout ça qu’il faut pas mal de matériel si on veut faire des trucs un peu sérieux. Ça me donnerait presque envie de refaire mumuse avec le kit lino pour bébés que j’avais acheté.

    Et sur le fait de réussir à caler quelques heures par semaine pour créer/dessiner/graver/whatever : si tu trouves une recette magique, je suis grave preneuse ! Depuis que j’ai repris le boulot, toute ma belle routine aquarelliste est tombée à l’eau, si on peut dire… :-/

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 44 min
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      Oh oh oh, je suis triste de savoir que ta belle routine aquarelliste est tombée à l’eau, j’aimais TELLEMENT les regarder passer sur les réseaux sociaux…
      Bon, si je trouve le secret ultime pour une vie parfaitement équilibrée entre travail et créativité, tu seras la première à qui je le diffuserai promis <3

      Ca me fait plaisir qu'on me dise qu'un billet est TROP LONG mais que c'est pas grave, on aime quand même 🙂

      Et pour la lino, je n'oublie pas l'idée du week-end/lino/copines, probablement début 2018

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  • 15 octobre 2017 à 16 h 18 min
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    pour la plaque que vous envisagez de refaire à cause d’un pb de perspective du sol : vous pouvez enlever la partie « ratée » et tailler un lino de la même taille que vos poserz à sa place , y graver selon vos désirs . ce qui évite de gacher le bob travail déjà fait! il y aura un trait clair à la jonction des deux plaques , corrigeable si nécessair après l’impression . (fixer à l’arrière de la plaque avec un bon adhésif! bravo et bon courage!

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 37 min
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      Merci Catherine du conseil 🙂 Oui, j’y avais réfléchis, mais je n’arrive pas à couper un lino déjà gravé proprement; Y’a-t-il un secret d’atelier à connaître ?

      Je réfléchis aussi à tout refaire pour faire encore plus précis aussi…

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  • 16 octobre 2017 à 8 h 03 min
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    Bravo et merci de partager avec nous toutes ces belles expériences. Moi j’attends avec impatience de pouvoir acheter votre estampe de la salle Labrouste, je vous encourage donc à la terminer (et pas la recommencer : même avec ses erreurs de perspective elle aura une valeur « historique » de premier essai, ensuite si cela vous tente encore, vous pourrez faire d’autres salles Labrouste!).

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 38 min
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      Ahaha, c’est gentil ça. Bon aller, on va dire que c’est mon objectif pour le mois de novembre ! ^^

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  • 16 octobre 2017 à 8 h 33 min
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    Bonjour Johanna,
    C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert cette technique lors de l’atelier organisé à Rouen : le premier tirage, même imparfait, procure une belle émotion…
    C’est un peu « compliqué » pour moi cette année mais je ne désespère pas de m’équiper et de pratiquer cette activité effectivement relaxante et qui laisse la part belle à la créativité.
    Merci pour ce billet récapitulatif 🙂

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 36 min
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      Chère Réjane,
      C’est un bon souvenir que vous évoquez là, j’avais vraiment beaucoup aimer animer cet atelier (et vous rencontrer), c’était mon premier !

      Si vous voulez un petit équipement vraiment pas cher, y’a des soldes jusqu’à demain au Géant des Beaux-Arts, certains produits sont vraiment des bonnes affaires.

      J’espère que vous aurez bientôt l’occasion de vous y remettre et d’en tirer tous les bénéfices relaxants 🙂

      Amitiés,

      Johanna

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  • 16 octobre 2017 à 8 h 49 min
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    Merci pour vos nombreux billets : retours de visites, pratique artistique… Ils éveillent ou réveillent la curiosité pour les arts de façon vivante, accessible, intelligente, claire et non dénuée d’humour parfois, sans oublier le sens critique. Merci beaucoup, j’aime l’esprit de votre blog. Au plaisir de vous lire encore, et d’admirer vos photos et travaux personnels !

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 32 min
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      Merci pour ces petits mots gentils, ça me donne chaud au coeur et m’encourage à persévérer 🙂 C’est tellement précieux !

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  • 16 octobre 2017 à 10 h 40 min
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    Thank you SO very much for your blog. I follow it since 2014 (at least) and, although I do not live in France and cannot therefore visit the same exhibitions you do, I find it always an enriching intellectual experience. This particular post, and the previous about the same topic, encourage me to follow on your steps and start something (linogravure, obvioulsy ;)) that I realize I have always loved but never thought I could practice myself. Your advice is priceless in many ways, not least money-wise.
    Lots of encouragement and, in a way, love, from a fellow museum-goer, from Denmark. Here, the skies are often much too grey, but you bring your light into them.
    Patricia

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  • 17 octobre 2017 à 15 h 41 min
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    Si tu fais les Lamassus, je te les achète ! Bon, pas tout de suite – tout de suite, je suis un peu à sec, mais j’y songerais trèèèès fortement 😛

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    • 19 octobre 2017 à 12 h 30 min
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      Ahah 🙂 Oui, je vais les imprimer prochainement, elles seront sur ma boutique Etsy d’ici un mois / un mois et demi je pense ! J’essaierai de penser à te prévenir 🙂

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