Chronique 8, ou le come back d’Orion en aéroplane.

«  Mais pourquoi je ne reçois plus les mails d’Orion en aéroplane ? Comment je fais pour me réabonner ? » demande la voix au téléphone. Le blog serait-il cassé ?
Non, non, que je te rassure, lecteur : Orion en aéroplane n’est pas cassé, il n’est pas mort non plus. Je faisais juste une petite pause. Pause nécessaire, pause contrainte : une recherche d’appartement, un déménagement, un agenda au bord de la saturation, une grosse fatigue, un petit coup de déprime et une to-do-list qui ne cessait de s’allonger. Ce genre de to-do-list tellement longue qu’elle vous décourage de commencer à la traiter.

Nouvel espace de travail ... temporairement rangé !

Nouvel espace de travail … temporairement rangé !

Mais depuis mon nouveau bureau – temporairement ordonné et rangé – il est temps de remonter sur la machine et de remettre le moteur en marche ! En route pour de nouvelles aventures !
Des idées de billets, j’en ai plein la tête : il y aurait de quoi composer un inventaire  à la Prévert ! La mise en cartons de ma bibliothèque, puis son déballage m’ont beaucoup inspirée : tel livre me rappelle que je me suis promis d’écrire sur tel sujet, tel guide m’évoque ce voyage dont j’aimerais vous parler, tel autre, ce musée fabuleux… Mon rapport à ma bibliothèque pourrait d’ailleurs faire à lui seul l’objet d’un billet, j’y ai souvent réfléchi durant ces dernières semaines !

Il y a aussi ces deux cartons estampillés « Blog Orion en aéroplane » dans lequel j’ai jeté pêle-mêle brouillons et notes diverses, toutes matières à alimenter le présent site et qu’il va falloir que je me consacre à trier et à faire fructifier. Il y a aussi tous ces textes « déjà prêts » qui auraient dû être publiés en février et mars mais dont je repoussais sans cesse la mise en ligne, me disant qu’il fallait d’abord que je reprenne mes « chroniques hebdomadaires ».

Pas oublié dans le déménagement, les deux cartons de "brouillons et notes diverses" pour alimenter Orion en aéroplane... que de tri en perspective !

Pas oublié dans le déménagement, les deux cartons de « brouillons et notes diverses » pour alimenter Orion en aéroplane… que de tri en perspective !

En voilà une bonne résolution de nouvelle année totalement tombée à l’eau ! Chaque semaine, je me disais « allez, ce dimanche, je m’y colle », mais plus la liste des expositions vues, musées parcourus, livres lus s’allongeait, plus je me décourageais. D’autant que ces trois derniers mois ont été ponctués par de nombreux déplacements : Toulouse, Rouen, Saint-Quentin, Abbeville, Toulon, Lagrasse, Troyes et récemment Poitiers. Des week-ends loin de la maison, j’en ai passé ! Chacun d’eux a apporté ses découvertes patrimoniales, ses petites pépites que j’ai souvent partagé sur Facebook mais que j’aurais surtout aimé transformer en billets…

De Toulouse à Saint-Quentin, escapades du début d’année

A Toulouse, de passage essentiellement pour des raisons familiales, j’ai profité de deux très belles expositions, Toulouse en vue, une histoire de la ville à travers ses plans et Ceci n’est pas un portrait, ou le portrait de fantaisie dans la peinture occidentale : deux coups de cœur sur lesquels je reviendrai tôt ou tard, même si les portes de ces expositions ont fermé depuis longtemps : j’y ai admiré des chefs-d’oeuvre qui m’ont profondément touchée pour l’une, j’ai voyagé dans le temps avec l’autre, et pour les deux, je me suis régalée à la lecture des catalogues, denses et magnifiquement illustrés.

A Saint-Quentin, dans le Nord, j’ai découvert le patrimoine art déco de la ville, avant de faire un crochet au Musée du Cateau-Cambrésis pour profiter des derniers jours de l’exposition Matisse et l’estampe.

L’objet de ce week-end-là était cependant avant tout de réaliser un rêve vieux de dix ans : visiter le Familistère de Guise, cette utopie sociale du XIXe siècle. Imaginez : un entrepreneur industriel qui crée une cité ouvrière, proposant à chacun un confort inédit, à savoir des appartements de 50 à 100 mètres carrés, une école mixte, une bibliothèque, un théâtre, un magasin coopératif … et une piscine intérieure ! Une visite encore plus merveilleuse que ce que j’imaginais et que, promis, juré, craché, je vous raconterai.

A Abbeville, j’ai passé deux jours, accueillie par la conservatrice du musée Boucher de Perthes : j’ai donné ma conférence sur la matrice d’Émile Rousseau (dont il faudra que je reparle, car il y a eu quelques rebondissements depuis mon billet du 11 février) et nous nous sommes plongés dans les réserves du musée et des archives de la ville, où nous avons fait de belles découvertes (qui donneront peut-être naissance à de nouveaux projets ?).

Dessin d'Emile Rousseau, Musée d'Abbeville

Dessin d’Emile Rousseau, Musée d’Abbeville

Mais c’est sûrement l’expédition à Lagrasse qui a été LE moment-clé de mon premier trimestre 2016, tant ces trois jours passés en compagnie de l’équipe d’Idap ont été riches et inspirants. Il faut que j’explique un peu le concept : IDAP est l’accronyme de « Idées d’après », le nom d’une jeune association dont l’objet est de réunir des personnes d’horizons divers autour d’une problématique ou d’un projet, pour réfléchir ensemble et faire émerger de nouvelles idées, solutions… Cette association a rencontré la municipalité de Lagrasse, un charmant village du Languedoc-Roussillon, qui a un beau projet : ouvrir une « maison aux images », un lieu à mi-chemin entre le centre d’interprétation et le musée, consacré à un trésor bien gardé du village, ses plafonds peints médiévaux. Car – et ce fut une découverte pour moi – Lagrasse recèle un des plus beaux ensembles de plafonds peints médiévaux de France, aux iconographies parfois … surprenantes ! Dans le cadre de ce projet de « maison aux images », l’IDAP avait la charge d’organiser trois jours de brainstorming pour imaginer un « musée » idéal. Une expérience intense, que je suis heureuse d’avoir partagée avec les différents participants, et qui a été riche d’enseignements pour moi, tant sur le plan culturel (la découverte d’un patrimoine) qu’humain (apprendre à travailler ensemble, miser sur l’intelligence collective). Difficile de résumer tout cela en quelques lignes : j’y reviendrai certainement dans un billet, en attendant je vous conseille le foisonnant compte-rendu qu’en a fait Lucie et qui résume bien mes émotions face à ces souvenirs.

Les escapades se sont ralenties en mars, à l’approche de mon déménagement : j’ai néanmoins passé trois jours à Troyes, dans le cadre du Forum des Archivistes français. Un moment qui a mis mes neurones en éveil, où j’ai énormément appris sur mon nouvel univers professionnel et où j’ai fait de belles rencontres, notamment dans le cadre du datasprint AAF, dont j’espère reparler ici. C’était l’occasion de traverser Troyes, qui est une ville magnifique et pleine de charme avec ses maisons à pans de bois et ses courettes bien cachées.

Enfin, j’ai profité d’une trop courte semaine de vacances pour me rendre à Poitiers : deux jours de recherches acharnées aux Archives départementales de la Vienne dans le cadre de mon projet sur la Première Guerre mondiale, ce qui ne m’a pas empêchée de m’émerveiller devant la richesse patrimoniale de la ville, en excellente compagnie, puisque mon guide n’était autre que Daniel Clauzel !

Eglise Notre-Dame-La-Grande à Poitiers

Eglise Notre-Dame-La-Grande à Poitiers

Expositions parisiennes

Durant ces trois mois et demi, j’ai vu quelques expositions à Paris (…et j’en ai aussi beaucoup raté).

Lumière sur les biscuits du XVIIIe siècle

C’est par exemple in-extremis que j’ai profité de la très belle exposition que la Cité de la Céramique consacrait à la production de sculptures à Sèvres au XVIIIe siècle, sous le titre poétique de Manufacture des Lumières. La manufacture de Sèvres, fondée sous Louis XV, s’est illustrée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par sa production de biscuits de porcelaine. Imaginés par les artistes les plus en vue du temps,  ces petits groupes, d’abord modelé en terre étaient moulés et multipliés. Les délicats tirages en biscuits de porcelaine ornaient les surtouts de tables et les manteaux de cheminées de l’élite aristocratique.

Rassemblant plus de 200 pièces, l’exposition offrait un large panorama de la production de biscuits des années 1750 jusqu’à la Révolution. Il y avait de quoi s’émerveiller devant le luxe de détails de certains groupes, la beauté plastique du biscuit, qui joue si délicatement avec la lumière et, enfin, de s’émouvoir en devinant, sur certains modèles en terre, les empreintes digitales d’un sculpteur.

Qui a peur des femmes (photographes) ? 

Qui a peur des femmes photographes?  au musée d’Orsay et à l’Orangerie a été un de mes coups de cœur du début de l’année, tant pour la qualité des oeuvres exposées que pour les textes qui les accompagnaient. L’exposition proposait un panorama de la photographie féminine de 1839 aux années 1960 : beaucoup de noms inconnus et de talents certains. J’ai rarement vu à Orsay exposition aussi clairement militante. Des questions comme celle de l’invisibilité des femmes dans l’histoire de l’art ou du genre étaient clairement abordées. Pour ceux qui auraient raté le rendez-vous, le catalogue est très dense et deviendra, je pense, un des incontournables d’une bonne bibliothèque sur l’histoire de la photographie.

NB : les photos étant interdites dans l’exposition, l’invisibilisation des femmes photographes continuera … dommage, c’était l’occasion de faire des versements massif dans Wikimédia ! 

Redécouvrir le Douanier ?

Toujours au Musée d’Orsay, j’attendais avec curiosité Douanier Rousseau. A vrai dire, je ne sais pas vraiment si j’aime Douanier Rousseau, mais ses tableaux m’ont toujours intriguée, pour leurs proportions étranges, leur nature luxuriante et leurs figures énigmatiques. Enfant, je crois qu’ils m’inquiétaient. J’étais donc curieuse de rencontrer le Douanier Rousseau au-delà de ses images iconiques – d’ailleurs presque toutes rassemblées dans l’exposition.

Rousseau, pourquoi douanier ? Il était employé à l’octroi de Paris, d’où ce surnom. À peindre, il a commencé très tardivement. Autodidacte et amateur, un peu naïf, oui. Mais ses modèles sont l’art académique, les œuvres du Louvre où il va étudier.

Douanier Rousseau, Forêt tropicale avec singes, 1910, Washington, National Gallery of Art

Douanier Rousseau, Forêt tropicale avec singes, 1910, Washington, National Gallery of Art

L’exposition du Musée d’Orsay s’attache à montrer ces filiations, à replacer Rousseau dans le paysage artistique de son temps : ses tableaux en regard des classiques, en regard de ceux qui l’ont admiré, comme Picasso. Le dialogue est parfois fécond et convaincant, mais manque souvent de substance. En l’absence de cartels détaillés, le visiteur est bien incapable de juger si le rapprochement de deux oeuvres est étayé par des archives ou ne relève que de la sensibilité des commissaires… De là à dire qu’il y a peut être du « remplissage », il n’y a qu’un pas. En effet, sans avoir compté, il me semble avoir vu autant d’oeuvres de Rousseau que d’autres artistes, dans un accrochage très aéré. Accrochage très aéré qui n’est pas sans qualité : on prend le temps de regarder, de se plonger… et les natures luxuriantes du Douanier Rousseau le méritent amplement.

Douanier Rousseau, La Fabrique de chaises à Alfortville, vers 1897, huile sur toile,  Paris, musée de l’Orangerie

Douanier Rousseau, La Fabrique de chaises à Alfortville, vers 1897, huile sur toile,
Paris, musée de l’Orangerie

Si j’ai appris quelques éléments que j’ignorais sur la vie du Douanier Rousseau, j’ai été déçue de ne pas trouver réponse à mes questions : quelle a été, en son temps, sa réélle réception ? Comment travaillait-il ? J’en suis ressortie avec la furieuse envie de dévorer une biographie… J’ai été intéressée par ses vues de Paris et de la banlieue, qui me rappellent Capaul, un autre amateur sur lequel je travaille actuellement. Mais c’est définitivement la dernière salle qui m’a séduite, une véritable serre sauvage au milieu du musée, qui justifie à elle seule le déplacement.

Décevant Carambolage au Grand Palais

Au Grand Palais, Jean-Hubert Martin, célèbre commissaire d’exposition, fait une proposition qui éveille la curiosité pour malheureusement la décevoir. C’est Carambolage, une exposition conçue comme un cadavre exquis où chaque oeuvre en appelle une autre selon un jeu d’écho et d’associations d’idées… sans guère de subtilité. Un sein appelle un autre sein, un trompe-l’œil un autre trompe-l’œil, un chien un chien. On aurait pu imaginer une gymnastique plus exaltante pour nos cerveaux. Cela aurait été plus riche si les commissaires de l’exposition avaient été aussi nombreux que les oeuvres et que le cadavre exquis en avait vraiment été un, c’est-à-dire une oeuvre collective. Ce serait une belle idée pour le musée des Beaux-Arts de la Rochelle, si innovant par ses idées de muséologie participative. Carambolage, rendez-vous raté, dont le symbole serait ce dispositif numérique proposé à mi-parcours. Sur un écran, le visiteur trouve des séries d’images qu’il doit compléter en ajoutant l’image manquante parmi une dizaine de choix… comme s’il n’y avait qu’une seule bonne réponse alors que chacun est libre de façonner sa série selon sa sensibilité propre ! La proposition de Jean-Hubert Martin tient du musée imaginaire, un concept bien rodé depuis Malraux. Or, le musée imaginaire n’a d’intérêt que guidé par celui dont il habite la tête. Or, à Carambolage, rien de tout cela… Si bien qu’on en vient à penser qu’en dehors du concept de carambolage, il n’y a aucun discours dans cette exposition.

Une des oeuvres les plus surprenantes de l'exposition, malheureusement dépourvues d'explications. anonyme flamand, Diptyque satirique, 1520-1530, huile sur bois , Université de Liège

Une des oeuvres les plus surprenantes de l’exposition, malheureusement dépourvues d’explications. anonyme flamand, Diptyque satirique, 1520-1530, huile sur bois , Université de Liège

Il faut pourtant faire le déplacement, car on y admire des oeuvres magnifiques, surprenantes, rares… mais sans explication ! Ce tableau au contenu scabreux est-il atypique dans sa période ou bien en connait-on d’autres occurrences? Cette oeuvre est-elle authentique ou pastiche ? Telle autre, à quelle civilisation ou période se raccroche-t-elle ? Tout cela, vous ne le saurez pas !

Boilly, Trompe l'oeil avec un chat, XVIIIe siècle

Boilly, Trompe l’oeil avec un chat, XVIIIe siècle

En l’absence de cartel à proximité immédiate des œuvres (oui, vous avez bien lu…), l’exposition devient un jeu de devinettes élitiste…

Rendez-vous raté d’une garde-robe

Je ne serai pas beaucoup plus clémente avec l’exposition La Mode retrouvée consacrée à la comtesse Greffulhe, une élégante de la fin du XIXe siècle. L’affiche m’avait attirée, intriguée, ravivant mes souvenirs de la comtessede Castiglione autre star de la mode d’hier… Si la comtesse Greffulhea également eu une vie fascinante (et on retrouve les mêmes admirateurs auprès des deux femmes) et que ses robes étaient extraordinaires, l’exposition m’a déçue. Un parcours incohérent, assez peu de pièces, une impression de remplissage, un propos qui aurait pu être plus fouillé et instructif (Roman d’une garde robe à Carnavalet était sur ce plan une réussite totale) et surtout une scénographie ratée, adaptée ni à la préciosité des robes de la comtesse, ni à la foule qui se presse habituellement au Palais Galliera. Néanmoins on admirait quelques tenues fascinantes, comme cette robe d’intérieur en velours ciselé bleu foncé sur satin vert, signée Worth, ou encore la fameuse « Robe aux lys » du même Worth… Outre ces costumes sublimes, l’exposition valait le déplacement pour les dessins de Paul-César Helleu qui avait eu le privilège, en 1891, de passer quelques jours chez la comtesse pour la dessiner librement, dans l’intimité. Des esquisses teintées d’un tel érotisme latent qu’elles ne furent jamais montrées publiquement… et sont quasi introuvables sur internet !

Voyage imaginaire avec Hubert Robert

Dernière en date à mon carnet d’expositions, Hubert Robert au Musée du Louvre, sur laquelle je ne tarirai pas d’éloges, tout d’abord parce que j’adore ce peintre de la fin du XVIIIe siècle, si connu pour ses paysages de ruines… et parce que l’exposition le mérite amplement. Chose rare, les textes qui accompagnent les oeuvres sont accessibles et clairs. Ils dévoilent progressivement, au long du parcours, les éléments nécessaires pour comprendre la peinture de l’artiste. En 140 oeuvres, le musée nous embarque dans un voyage surprenant, à la fois temporel, géographique et imaginaire… Je n’en dis pas plus car je suis bien décidée à lui dédier un article… une fois que j’aurai lu le catalogue !

Hubert Robert, vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine, 1796, Musée du Louvre

Hubert Robert, vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine, 1796, Musée du Louvre

Ces deux derniers mois, outre les voyages rapidement brossés et les expositions parisiennes précédemment citées, tout mon temps libre a été avalé par les sites d’annonces immobilières, le remplissage de cartons en tout genre, quelques lectures (je finis un dense cycle sur la Première Guerre mondiale) et la généalogie, mon nouveau hobby-drogue, dont évidemment je reparlerai plus longuement, d’autant que cela m’a été réclamé !

Lever de soleil sur la Seine

Lever de soleil sur la Seine

Voilà : ce n’est pas vraiment la chronique n°8 que je souhaitais écrire, mais il m’était nécessaire de faire cet inventaire des choses vues, lues, faites pour pouvoir redémarrer la machine et m’excuser auprès de vous, chers lecteurs, de ces presque trois mois de silence.

23 commentaires sur “Chronique 8, ou le come back d’Orion en aéroplane.

    • 30 avril 2016 à 19 h 40 min
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      C’était mon « lot quotidien » pendant quatre belles années : traverser la Seine, sur le pont royal, matin et soir. Désormais, c’est la rotonde de la Villette et les canaux du nord-est parisien que je contemple chaque jour 🙂

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  • 30 avril 2016 à 11 h 17 min
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    Heureux de vous lire à nouveau Merci d’avoir repris la plume (je devrais dire le clavier). C’est décidé nous irons voir le familistère de Guise.Merci
    Jean-Marie

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    • 30 avril 2016 à 19 h 42 min
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      Oh, oui, il faut ! Tout y est agréable, jusqu’à la petite buvette, conviviale et pas bien chère… Ce Premier Mai, il y a des activités sympathiques, cela vaut le coup !

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    • 30 avril 2016 à 19 h 42 min
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      A vrai dire, c’est autant la plume que le clavier car j’écris le plus souvent mes articles sur un carnet avant de les saisir à l’ordinateur

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  • 30 avril 2016 à 12 h 26 min
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    Tu n’as aucune raison de t’excuser ! Pour ma part, je suis simplement ravie de te lire à nouveau !

    (Hum, ai-je déjà commenté ici, pour me permettre ce ton familier ? Je n’en suis pas sûre… Je ne saurais même plus dire comment j’ai découvert ton blog. En tout cas, je te lis depuis un moment, et ta prose à la fois alerte et accessible ravit en moi l’ancienne étudiante en Histoire de l’Art !)

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    • 30 avril 2016 à 19 h 43 min
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      Je suis vraiment touchée de trouver les lecteurs au rendez-vous. Publier sur Orion m’a vraiment manqué !

      (et on peut se tutoyer, internet c’est fait pour ça 🙂

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  • 30 avril 2016 à 16 h 43 min
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    contente de vous retrouver! et oui, les déménagements, c’est exactement comme vous le décrivez, après deux ans j’ai encore des cartons 😉
    pour ce qui est de ce diptyque flamand, l’inscription sur le diptyque fermé prévient: « Laisse ce panneau fermé, sinon tu seras fâché contre moi.» Alors bien sûr si on l’ouvre, on y trouve: « Ce ne sera pas de ma faute car je t’avais prévenu.» et « Et plus nous voudrons te mettre en garde, plus tu auras envie de sauter par la fenêtre.»
    bref, clin d’œil sur clin d’œil 😉

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    • 30 avril 2016 à 19 h 49 min
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      Ca me rassure pas du tout ça :p Objectif : mi-juin, plus aucun carton plein !

      Je connaissais le diptyque avant l’expo, mais j’ai découvert le texte à cette occasion seulement : cela m’amuse vraiment beaucoup, j’espère que j’aurais le temps de faire un billet sur mes dix oeuvres préférées de Carambolage !

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    • 7 mai 2016 à 11 h 31 min
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      Bonjour Michel ! J’espère que l’incendie n’a pas détruit trop de choses et que les dégâts seront vite réparés… Quel traumatisme ce genre d’accident.
      Bon week-end, en l’espérant reposant !

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  • 1 mai 2016 à 18 h 06 min
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    Bonjour,

    Quel plaisir de vous lire à nouveau. J’ai découvert par hasard Orion en aéroplane et j’attendais avec impatience les nouvelles parutions. Je constate que les sujets pour de futurs articles ne manquent pas ! et j’espère que vous trouverez le temps pour nous donner de délicieux billets.

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    • 7 mai 2016 à 11 h 32 min
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      Merci de votre commentaire 🙂 J’espère être à la hauteur des attentes ! En tout cas, reprendre les publications, retrouver les lecteurs d’Orion me fait beaucoup de bien au moral.

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  • 2 mai 2016 à 11 h 24 min
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    Ravi de vous lire à nouveau ! Une question qui n’a rien à voir avec votre billet : vos étagères en bois viennent de Ikea mais pourriez-vous me donner la référence précise ? Merci. Bonne continuation

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    • 4 mai 2016 à 11 h 01 min
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      Bonjour ! C’est la merveilleuse série IVAR !
      Son avantage ? Du vrai bois plein… et modulable ! On la trouve en 3 hauteurs différentes (ici la hauteur intermédiaire, à mon grand regret…) et avec deux profondeurs possible : 35 cm et 60 cm si ma mémoire est bonne. De la même façon, il y a deux longueurs possibles (45 cm environ et 1 m).
      Outre les étagères, on trouve des modules « placard » avec deux portes (j’ai ça dans ma cuisine) et des modules avec trois tiroirs (uniquement pour la longueur 1 mètres. Il y a enfin des modules d’angle.

      C’est solide et ça ne craint pas les déménagements : bref, j’en suis ravie !

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  • 2 mai 2016 à 20 h 25 min
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    Bon retour ! C’est difficile de jongler entre la vie et le blog, je commence à l’expérimenter aussi. A bientôt pour les nouveaux voyages en aéroplane !

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  • 3 mai 2016 à 5 h 28 min
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    Quel plaisir de te relire! Cet article est tellement riche que je me demande comment tu vas faire pour décortiquer tout ce que tu as noté. Je me languis la suite. Tu es une belle source d’inspiration.
    Bonne journée !

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    • 7 mai 2016 à 11 h 35 min
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      Ohlala ça me fait rougir ! Merci 🙂
      … Sinon, moi aussi je me demande comment je vais faire pour exploiter tous ces tas de notes, flemmarde comme je le suis 🙂

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  • 4 mai 2016 à 22 h 22 min
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    Yeah, trop contente que tu aies repris la plume !

    Merci pour ces compte-rendus d’expos, très digestes. À propos de Carambolage : je ne l’ai pas vue, mais ce que tu dis sur l’absence d’explication et de contexte est très juste. Je m’étais fait la même remarque dans d’autres circonstances, tout en appréciant à fond lorsque l’effort était fourni.

    C’était le cas par exemple au Musée Pompidou-Metz, pendant l’expo « Phares » (lien ci-dessus) : s’il n’y avait pas eu ce travail pédagogique, je serais complètement passée à côté. Mais là, c’était tellement bien fait que je me suis réellement prise au jeu et que j’ai compris la démarche de chaque artiste. Je suis sortie de là vraiment moins bête qu’à mon arrivée ! 😛

    Bref, merci pour le riche travail que tu fournis ici, c’est toujours un régal de regarder à travers tes yeux.

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    • 7 mai 2016 à 11 h 37 min
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      Chère Marie,

      Je suis vraiment contente de reprendre nos échanges par internet (les blogs, les commentaires, FB). Outre la publication sur le blog, les discussions quasi quotidienne avec quelques internautes sont ce qui m’a le plus manqué dans ces mois un peu difficile. J’espère que nos deux blogs vont reprendre leur rythme d’avant…

      Merci pour les CR d’expo, je pensais être trop courte…

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  • Ping : Carambolages, expo curieuse sur la curiosité – museovore

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