Jardins ! La nature domestiquée et exposée

La saison dernière, j’ai vu deux fois l’exposition « Jardins » au Grand Palais, qui s’est achevée le 24 juillet 2017. J’avais envie de vous en parler, car c’était un événement que j’attendais avec impatience : comment traiter d’un tel sujet, comment mettre le jardin en exposition ?

Etienne Allegrain, Vue cavalière du château et du parc de Saint-Cloud, 1676-1677, huile sur toile, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

« Jardins » m’a à la fois séduite et déçue. Déçue parce qu’il y avait peu d’explications : beaucoup d’oeuvres m’ont interpellée, intriguée, charmée et j’ai été bien frustrée de ne pas trouver d’explications les concernant (il n’y avait AUCUN texte de salle). Séduite parce que l’accrochage était beau, rythmé, rassasiant : beaucoup d’oeuvres, un parcours plein de surprises et de jeux d’échos… le manque de médiation écrite était alors largement compensé par la richesse des oeuvres.

Antoine Ignace Melling, Le château de Ris-Orangis, aquarelle, 1811, Sceaux. (détail)

Le présent billet est donc le compte rendu de ma visite et de ma plongée dans le catalogue (que j’aimerais bien me procurer !) et vise moins à l’exhaustivité qu’à fixer les souvenirs que je souhaite garder de cette production.

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Journées du patrimoine 2017, la sélection d’Orion !

Il est de bon ton, pour un blogueur culture, de proposer à ses lecteurs une sélection d’activités et de lieux à découvrir pour les Journées du patrimoine. Il faut dire qu’il y a plus de 17 000 sites à découvrir, ce qui nécessite bien un petit guide. Alors, allons-y !

Les journées du Patrimoine auront lieu les 16 et 17 septembre 2017

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Dans les fonds de la bibliothèque de Besançon

Un peu de bibliotourisme, ça vous dit ? Bibliotourisme… quesaco ? Visiter des bibliothèques en vacances, bien un truc de bibliothécaire ça (enfin, fausse bibliothécaire dans mon cas). Aujourd’hui, c’est à la bibliothèque d’études et du patrimoine de Besançon que je vous emmène. J’ai eu la chance d’y être reçue par Bérénice Hartwig qui m’a présenté l’histoire de l’institution et de ses collections, que je ne connaissais jusqu’alors que par le site Mémoire Vive et le compte twitter associé.

La salle d’exposition de la bibliothèque de Besançon

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Le point presse de la rentrée d’Orion en aéroplane :D

Dix septembre, il est temps quand même, pour Orion en aéroplane, de faire sa rentrée ! Avant de reprendre le fil des publications, je vous propose un petit point d’actualité : un résumé de l’été, le programme de l’automne et quelques (bonnes) surprises.

Place Stanislas à Nancy

Un été au rythme du TGVmax

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont pu le voir : j’ai pas mal bougé durant l’été. On peut même dire que j’ai vu les quatre coins de la France, au rythme de mon abonnement TGVmax. Je voulais mettre à profit ces deux mois estivaux pour profiter de cette offre fabuleuse qui permet de voyager de façon illimitée sur le réseau TGV pour un budget très raisonnable (80 euros mensuels) … mais qui s’arrête la veille des 28 ans, âge terrible qui sera bientôt le mien !

Pendant deux mois j’ai donc navigué de ville en ville, de musée en musée … et de canapé en canapé, au gré des invitations des amis et lecteurs d’Orion, que je remercie du fond du coeur pour leur générosité !

Trois jours dans le Nord (Gravelines, Calais, Lille et Roubaix), trois autres dans le Sud à faire la tournée des expositions avec Jean-Luc Cougy (Montpellier, Sète, Aix-en-Provence, Lodève) ; un séjour à Rouen (pour donner un atelier linogravure au Musée de l’Éducation) et un saut au Havre ; un week-end à Grenoble (l’occasion de faire ma première rando en Montagne) ; trois jours à Nancy à l’invitation de Claire Haquet pour poursuivre mon exploration de la bibliothèque patrimoniale ; trois jours à Besançon grâce à la passionnée Bérénice Hartwig qui voulait me faire découvrir sa ville et l’envers du site Mémoire Vive ; une semaine de vacances dans le Berry pour dire bonjour à George Sand et avaler les kilomètres à vélo dans le calme de la campagne ; un long week-end de cyclotourisme sur les bords du canal de Bourgogne ; quelques jours à Octon pour me reposer un peu et donner un coup de main à Verdigris dans la préparation de leur prochaine exposition ; et enfin deux week-ends en Bretagne et à Marseille pour d’heureuses célébrations amicales. Que de kilomètres de rail avalés et que de belles choses admirées !

L’ambition première était de rédiger au fur et à mesure de mes pérégrinations des billets de blog et même de filmer un vlog ! J’ai vite dû revoir ces objectifs à la baisse : pas assez de temps, du travail à assurer (quand même)… et puis de toute façon, le lectorat du blog baisse toujours beaucoup l’été. Tout le monde profite du soleil et il n’y a plus grand monde derrière son écran (et c’est tant mieux) !

Toutes les merveilleuses découvertes de l’été nourriront donc les billets des prochaines semaines ! Car j’ai beaucoup écrit : j’ai noirci des carnets entiers et saturé les cartes mémoires de mes appareils photo…

Séance de rattrapage des billets de blog publiés pendant l’été

Bien que j’avoue n’avoir pas été très régulière sur le blog, j’y ai quand même publié huit billets, dont certains me tenaient très à coeur. Malheureusement, grandes vacances obligent, ils n’ont pas été très lus… Alors j’encourage mes fidèles lecteurs à une séance de rattrapage. Je vous propose de me suivre dans une visite du musée de la Dentelle à Calais, puis à Roubaix pour une découverte du fascinant Musée de la Piscine. Grâce à l’une des conservatrices, j’ai pu voir de près les merveilles de la tissuthèque

La Piscine de Roubaix : vue du légendaire bassin !

De mon séjour à Montpellier, le plus beau moment a été la visite des deux expositions consacrées à l’artiste Jean-Michel Othoniel avec Jean-Luc Cougy. J’aime beaucoup le travail de cet artiste contemporain et je tenais absolument à le partager avec vous.

Vue de l’exposition Géométries Amoureuses, se collectionner soi-même, de Jean-Michel Othoniel, à Montpellier

Durant l’été, je vous ai aussi parlé de Camille Pissarro et d’Alfred Sisley, en écho aux expositions qui étaient consacrées à ces deux artistes impressionnistes à Paris et à Aix. Enfin, j’ai terminé le mois d’août en publiant un court compte-rendu de l’exposition Camille Godet, vue à Rennes au retour d’un week-end de festivités.

Camille Pissarro, Jardin potager et clocher d’Eragny, 1899, Fukushima Prefectural Museum of Art

La liste des billets encore « en brouillon » sur mon ordinateur ou dans mes carnets est longue, mais pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit avant-goût : dans les prochaines semaines, il sera question de la maison de George Sand à Nohant, de l’horloge astronomique de Besançon, de Jacques Tati, de cyclotourisme (encore !), de la Salines d’Arc-et-Senan, du CIRVA de Marseille et des trésors des bibliothèques de Besançon et de Nancy…

La salle d’exposition de la bibliothèque de Besançon

Un automne chargé… mais plein de nouveaux défis !

Septembre : il faut retrouver Paris, le rythme studieux… D’autant que jusqu’à décembre, mon programme est – passez-moi l’expression – « ultra blindé ». Ce semestre, je partagerai mon temps entre l’enseignement et mon activité d’entrepreneure au sein de la coopérative Clara Bis. Je commence tout doucement à trouver mes marques dans cette nouvelle vie professionnelle qui me permet de multiplier les expériences et de conjuguer mes passions (le patrimoine, le numérique, l’estampe et la transmission, donc).

J’ai d’ailleurs quelques bonnes nouvelles à vous annoncer … et des rendez-vous à vous proposer !

Le 12 septembre, je serai à la médiathèque de Bayonne pour animer une conférence sur la vue topographique en estampe, dans le cadre de l’exposition « Plaque à part, Bayonne en gravure« .

Blanche Hennebutte-Feillet, Biarritz : vue du port vieux et des deux établissements des Bains chauds et des Bains froids , lithographie, vers 1850, Médiathèque de Bayonne

Les 14, 21, 23 septembre et 7 octobre, je proposerai pour le compte de Gallica quatre visites guidées dans Paris spéciales « Gallicanaute ». Il s’agira d’explorer Paris à travers des documents tirés de ma bibliothèque numérique préférée. Les deux thématiques retenues sont « le Paris d’Atget » et « promenade en bord de Seine ». Toutes les informations pratiques et réservations (obligatoires) sur le blog de Gallica.

Le 16 septembre, pour les Journées du Patrimoine, je serai à la médiathèque de Bayeux où auront lieu deux ateliers « Fabriquez votre ex-libris » … en linogravure, évidemment ! (inscription auprès de la médiathèque).
J’annoncerai bientôt d’autres ateliers de linogravure en relation avec des collections patrimoniales, restez à l’écoute !

Et vous, comment était votre été ? Comment se profile votre automne ?

Camille Godet, un peintre à Rennes dans la première moitié du XXe siècle

De passage (rapide) à Rennes, j’ai pu voir in extremis l’exposition estivale du Musée des Beaux-Arts, consacrée à une figure artistique locale de la première moitié du XXe siècle, Camille Godet.

Vue d’ensemble de l’exposition Camille Godet

Par cette exposition, le musée entend faire (re)découvrir à son public le peintre auquel la ville doit plusieurs de ses grands décors (Hôtel de Ville, Maison du Peuple, salon de l’Opéra), mais également mettre en valeur un important don d’une centaine de dessins consenti par les héritiers de l’artiste, il y a 27 ans déjà. Lire la suite de cet article »

Pissarro à Eragny

Vous le savez peut-être, j’ai une certaine passion pour Camille Pissarro – enfin surtout pour les vues urbaines peintes par Pissarro et pour Pissarro graveur. Alors quand j’ai appris que deux musées parisiens allaient consacrer des expositions à cet artiste impressionniste cher à mon cœur, vous pensez bien que j’étais ravie… et j’ai laissé filé le temps sans visiter les expos… ni vous en parler ! Elles sont toutes deux maintenant terminées, mais je tiens quand même à vous offrir ma « visite par procuration » !

Camille Pissarro, Jardin potager et clocher d’Eragny, 1899, Fukushima Prefectural Museum of Art. (détail)

Né en 1830 aux Antilles danoises (aujourd’hui Iles Vierges des Etats-Unis), Camille Pissarro est l’un des artistes majeurs de l’impressionnisme. Il sera d’ailleurs le seul à participer à toutes les expositions du groupe (entre 1874 et 1896). Contrairement à Monet – qui terminera sa vie dans l’aisance et la consécration, Pissarro a connu toute son existence la précarité : ses parents ont du l’aider financièrement jusqu’à ses 40 ans !

Anarchiste, père de huit enfants, il a souvent dû changer de logement faute de revenus suffisants. Ces difficultés financières n’empêcheront pas la famille de rester très soudée : les lettres échangées entre l’artiste et ses proches témoignent de cet attachement filial mais aussi du dialogue artistique entre les membres.

Camille Pissarro, Laveuse dans le jardin d’Eragny, 1899, collection privée (détail)

Pissarro est un artiste prolifique, acharné : on estime qu’il a peint, au cours de sa carrière, plus de 1500 tableaux, auxquels s’ajoutent d’innombrables dessins, gravures… Lire la suite de cet article »

Les géométries amoureuses d’Othoniel

Cet été, l’artiste Jean-Michel Othoniel est à l’honneur à Montpellier et Sète avec une double exposition « Géométries amoureuses ». Au CRAC (Sète), l’artiste présente ses dernières créations. Au Carré Sainte-Anne (Montpellier), il déploie sa collection personnelle – c’est-à-dire celles de ses oeuvres qu’il a choisies de conserver pour lui plutôt que de les vendre.

Vue de l’exposition Géométries Amoureuses, se collectionner soi-même, de Jean-Michel Othoniel, à Montpellier

Othoniel, assurément, vous connaissez : il est l’auteur d’une des plus célèbres bouches de métros de Paris, celle de la Place Colette au Palais Royal. Le « Kiosque des noctambules » (2000), avec ses grosses perles colorées et ses carreaux argentés. Certains adorent, d’autres détestent, mais personne ne reste indifférent.

Longtemps, je n’ai connu Othoniel qu’à travers ce kiosque féerique et de gros colliers exposés à la FIAC (qui ne m’avaient à l’époque pas du tout plu). Et puis, en 2011, le Centre Pompidou a programmé une très belle rétrospective dont je garde quelques images éblouies – une barque échouée – ; d’autres, plus énigmatiques – des tas de soufre.

Jean-Michel Othoniel, Le bateau de larmes, barque et perles, 2004, exposée au Centre Pompidou en 2011

Le temps a passé et quand Jean-Luc Cougy du blog En Revenant de l’Expo a annoncé une double exposition Othoniel dans sa région, j’ai sauté sur la première occasion de venir la voir (et le voir !).

Jean-Luc, qui m’a accompagné dans ma découverte, avait suivi la visite presse en présence de l’artiste (le chanceux !) – j’ai ainsi pu bénéficier de ses connaissances de l’œuvre, mais aussi de ses conseils pour découvrir les deux parcours dans les meilleures conditions possibles.

Note au lecteur : ce billet de blog contient beaucoup de photos de l’exposition et constitue un véritable spoiler. Aussi, si vous comptez déjà vous y rendre durant l’été, je vous conseille sincèrement de garder la lecture de ce billet pour plus tard. Les émotions sont beaucoup plus fortes si on y entre sans rien en avoir aperçu.

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Alfred Sisley, l’impressionniste.

Alfred Sisley. Certainement le plus méconnu des « grands noms » de l’impressionnisme. Et pourtant, il est de ceux qui sont restés le plus longtemps fidèles aux principes fondateurs de ce courant pictural. Son catalogue raisonné, abondant, compte 900 peintures. Pour son exposition estivale, l’hôtel de Caumont, à Aix-en-Provence, propose à ses visiteurs de redécouvrir l’œuvre de Sisley.

Alfred Sisley, Bougival, 1876, Cincinnati Art Museum.

Je suis loin d’apprécier la peinture de Sisley autant que j’aime les tableaux de Pissarro. J’allais voir l’exposition d’Aix pour mieux connaître l’artiste – dont je n’ai en tête que la célèbre série de l’inondation à Port-Marly (quelle déception, il n’y en avait qu’une !) et les paysages de Moret-sur-Loing (déjà évoqués dans un précédent billet).

Je dois avouer que je n’en reviens pas avec une passion fulgurante pour le peintre, mais l’accrochage comme le discours ont répondu à mes attentes : c’est une exposition estivale agréable, facile à aborder. Le parcours est chronologique et centré sur les différents lieux de vie du peintre – le paysage du quotidien ayant toujours été son motif préféré.

Alfred Sisley, La Seine à Bougival en hiver, 1872, Lille, Musée des Beaux-Arts

Pourquoi Sisley est-il moins connu que ses célèbres confrères, Monet, Renoir, Degas, Pissarro ? Est-ce que Sisley ne serait pas un peu méprisé pour le caractère répétitif de sa peinture ? Un petit nombre de thèmes, un style fidèle sur plusieurs décennies, sans l’évolution picturale qu’ont connue Monet et Pissarro ? Lire la suite de cet article »

La tissuthèque, un trésor dans La Piscine de Roubaix

Dans le précédent billet, je vous présentais le merveilleux musée de La Piscine de Roubaix. Peintures, sculptures, céramiques, costumes… le musée possède un autre trésor, que les visiteurs ne peuvent qu’apercevoir à travers une grande baie vitrée, au bout du grand bassin : la tissuthèque.

Un livre d’échantillon à la tissuthèque du Musée La Piscine, à Roubaix

La tissuthèque, des milliers d’échantillons textiles patiemment collectés et collés dans des registres, classés par saison et années : été 1897, printemps 1932… Le musée possède près de 5000 de ces livres d’échantillons, acquis entre 1835 et les années 1930 pour l’École industrielle : ils étaient composés par une entreprise parisienne, qui collectait les échantillons et les montait, très soigneusement, dans les livres, ensuite adressés à des abonnés.
La collection s’est enrichie de livres d’échantillons constitués par les industriels eux-mêmes jusqu’à des dates beaucoup plus tardives.

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Plongée dans le Musée de La Piscine de Roubaix !

C’est probablement le bâtiment muséal le plus insolite de France : comme son nom l’indique, le Musée de la Piscine est installé dans … une ancienne piscine ! Oh, vous avez sûrement déjà vu passer une photo de ce cadre aussi surprenant qu’enchanteresque. Mais ce qui fait le charme de ce musée, ce n’est pas seulement son enveloppe : c’est aussi la singularité de ses collections, essentiellement centrées sur la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe. Aujourd’hui, je vous emmène donc explorer un de mes musées favoris du Nord de la France.

La Piscine de Roubaix : vue du légendaire bassin !

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Calais fait dans la dentelle : une visite à la Cité de la dentelle et de la mode

Durant l’année écoulée, j’ai visité à deux reprises la Cité internationale de la Dentelle et de la Mode à Calais. Deux visites pour confirmer un coup de cœur pour ce musée pas comme les autres où histoire et patrimoine vivant se mêlent intimement. Amateurs d’histoire du costume, d’histoire technique, d’histoire sociale ou simplement de muséographie réussie, embarquement immédiat pour Calais !

Salle muséale à la Cité de la Dentelle

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Le château de Maisons, un chef-d’oeuvre de l’architecture classique

Voyageur étranger à Paris au XVIIIe siècle, il est probable que l’on vous aurait conseillé la visite au château de Maisons. Des environs de la capitale, c’est l’une des demeures dont les guides touristiques d’alors recommandent le plus vivement la visite – après les palais royaux, évidemment. Trois siècles plus tard, le château de Maisons n’a pas perdu sa réputation : il est aujourd’hui encore considéré comme le chef-d’oeuvre de François Mansart, un des plus fameux architectes de la première moitié du XVIIe siècle.

L’escalier du château de Maisons, à Maison-Laffitte

L’histoire du château de Maisons commence en 1629 quand René de Longueil hérite de la seigneurie de Maisons-sur-Seine (aujourd’hui Maisons-Lafitte) qui appartient à sa famille depuis un siècle et demi. Descendant d’une longue lignée de parlementaires, René de Longueil connaît une ascension sociale remarquable : au cours de sa carrière, il va cumuler les charges les plus prestigieuses, jusqu’à être nommé (brièvement) surintendant des Finances du Roi, puis Ministre d’État.

Enrichi par la fortune de son épouse Madeleine de Crèvecœoeur et par son habileté financière, René de Longueil veut affirmer sa nouvelle posture sociale en élevant, à l’emplacement du vieux manoir familial, un château non pas à la pointe de la mode, mais qui fasse la mode. René de Longueil a un atout de taille : le terrain qu’il possède est plein de potentiel, idéalement situé à mi-chemin entre Paris, la capitale, et Saint-Germain-en-Laye où le roi, Louis XIII, séjourne régulièrement.

Vue depuis les toits du château de Maisons à Maisons-Lafitte

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Remonter le temps au FRAC Bretagne

J’ai toujours été attirée par les œuvres qui posent la question de l’archivage de soi-même, de la mémoire de sa propre créativité. Aussi, quand, étant de passage à Rennes pour un déplacement professionnel, j’ai lu l’argument de l’exposition estivale du FRAC Bretagne, je me suis dit que je ne pouvais rater l’événement. Une expo qui explore à la fois la thématique de l’autobiographie dans la création artistique et celle de l’appropriation des codes muséaux et archivistiques par les artistes, c’était une exposition conçue pour moi !

Vue de l’exposition « Remonter le temps » au FRAC Bretagne. Au fond, une oeuvre de Boltanski

Impressionnée (et déboussolée) par le très beau bâtiment signé Odile Decq, qui abrite depuis 2012 le FRAC Bretagne, j’ai commencé l’exposition par le milieu, découvrant, dans la galerie est, l’immense installation d’Ilya Kabakov, qui m’a déroutée avant de me séduire.

Bâtiment du FRAC Bretagne à Rennes par Odile Decq.

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J’ai testé le tir au propulseur préhistorique !

Le tir au propulseur, vous avez déjà essayé ? Hé bien, moi oui ! En week-end chez des amis bretons passionnés d’archéologie, je me suis retrouvée à participer à une manche du championnat européen de tir aux armes de jet préhistoriques (oui, oui, ça existe !). Si notre équipe – bien nommée les Paléolooseurs – a fini bonne dernière de tous les classements, nous nous sommes bien amusés ET j’ai enfin compris comment fonctionnait le propulseur préhistorique !

Tir au propulseur préhistorique.

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De Paris au Mont-Saint-Michel : la Véloscénie (partie 2)

Fin mai, je suis partie à vélo sur les routes de Normandie (principalement mais pas que…) pour rallier à vélo Paris au Mont-Saint-Michel en suivant la Véloscénie, un itinéraire de cyclotourisme. Dans le précédent billet, je vous proposais le récit des quatre premiers jours de notre voyage, de Paris à Alençon. Place à la suite de l’itinéraire ! Aujourd’hui, je vous mène d’Alençon au Mont ! 

Sur la Véloscénie. Photo C. Noisel

Des questions sur le cyclotourisme et sur notre expérience ? Posez-les moi dans les commentaires ! Je vous proposerai prochainement un FAQ du cyclotouriste débutant !

Parcours officiel de la Véloscénie – carte interactive provenant du site officiel (cliquez sur le lien pour y accéder)

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